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    COP 22

    COP22 : avancées significatives en attendant le nerf de la guerre (De l’envoyé spécial, Joseph Vodounon Djodo)

    Marrakech, 19 Nov. (ABP) - Les rideaux sont tombés vendredi sur la 22ème conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui a polarisé, deux semaines durant, l’attention de la communauté internationale. Avec des avancées notables, Marrakech aura dessiné de belles perspectives pour l’Accord de Paris au grand dam des climato sceptiques.

    La «COP africaine» de Marrakech se voulait une COP d’action, une rupture d’avec les déclarations hâtives du passé qui ne sont que de vœux pieux. D’ailleurs, les chefs d’Etat et de gouvernement et délégations arrivés à Marrakech se doutaient bien qu’il s’agissait du temps de l’action au regard de l’importance du sujet : la planète terre, le domicile commun à l’épreuve du réchauffement  dû aux émissions de gaz à effet de serre.

    A Paris, il y a un an, le diagnostic avait  été déjà posé et la thérapie proposée. Marrakech devrait l’appliquer très rapidement pour voir se concrétiser des projets d’adaptation et de résilience aux changements climatiques. Et les fruits de Marrakech semblent tenir la promesse des fleurs.

    Le premier acquis de cette conférence, est la reconnaissance de l’urgence des défis à relever, ce qui a d’ailleurs abouti à la revue du calendrier à court terme, ramené de 2020 à 2018. Il s’agit d’accélérer l'application des engagements pris par les Etats dans le cadre de l'Accord de Paris, ratifié par 111 Etats sur les 193 signataires.

    Sur le climat proprement dit, les enjeux ont été clarifiés avec la mise en place d’une plateforme internationale pour la transition vers le «zéro carbone» d'ici 2050.

    En outre, au regard des nouvelles données de la Nasa, qui établissent le record de réchauffement pour les six premiers mois de 2016, les négociateurs ont obtenu la  limitation de l’augmentation de la température en dessous de 2° Celsius et la révision régulière des contributions déterminées au niveau national.

    La « Proclamation de Marrakech» met l’accent sur  la justice climatique et par conséquent, l’augmentation de ressources financières des pays développés en faveur des pays en développement pour appuyer leurs initiatives d’adaptation et de résilience.

    En fait d’initiative, l’Afrique en a proposé plusieurs à Marrakech dont, entre autres : l’Initiative des 3A (Afrique –Agriculture – Adaptation), l’Initiative «Eau pour l’Afrique»,  Initiative énergies renouvelables, l’Initiative 3 S (Soutenabilité, Stabilité, Sécurité), la Grande muraille verte et  le Fonds vert pour le bassin du Congo.

    Le nerf de la  guerre

    A en juger sur la base des engagements et la volonté d’institutions financières qui ne se font pas prier pour l’investissement climat, il semble que le fonds manquera le moins.

    En effet, les 100 milliards d’euros promis à Paris dont 10 milliards pour l’Afrique seront disponibles, la France ayant pris l’engagement de les mobiliser et de donner elle-même le bon exemple. D’ores et déjà, elle a mis la main à la poche et  6 millions d’euros sont  débloqués et logés à la Banque africaine de développement (BAD) pour mettre en place l’Agence devant gérer le développement des énergies renouvelables.

    Au titre du Fonds pour l’environnement mondial  (FEM),  un organisme de financement multilatéral, on dénombre 47 projets approuvés, totalisant 390 millions de dollars pour l'atténuation et tirant parti de près de 4 milliards de dollars, sans compter les projets d'obligation de la Convention. Pour l'adaptation, la mobilisation de 87 millions de dollars pour 13 projets, tirant parti de 332 milliards en cofinancement.

    Le FEM a annoncé, en plus, une initiative de renforcement des capacités pour la transparence soutenue par 11 pays développés donateurs à hauteur de 50 millions de dollars de financements.

    Entreprises, investisseurs, villes et régions ne sont pas restés en marge des initiatives à l’appui de l'Accord de Paris. Parmi les nouvelles annonces et initiatives lancées, figurent des mesures de soutien de plusieurs milliards et de plusieurs millions de dollars pour les technologies propres, le renforcement des capacités pour rendre compte des plans d'action sur le climat, et des initiatives visant à renforcer la sécurité alimentaire et l'approvisionnement en eau dans les pays en développement.

    La Under 2 Coalition, un club de gouvernements qui s'est engagé à réduire leurs émissions d'au moins 80 %  d'ici 2020, a annoncé que le nombre de ses membres s’est élevé à 165. Mieux, le Produit intérieur brut (PIB) combiné de ces 165 membres est proche de 26 mille milliards de dollars, soit un tiers de l'économie mondiale, et couvre une population d'environ un milliard de personnes vivant en Amérique du Nord, en Europe, en Amérique latine, en Afrique et en Asie.

    Les pays ont promis plus de 81 millions de dollars au Fonds pour l'adaptation, dépassant ainsi son objectif pour l'année. Ils se sont engagés à verser plus de 23 millions de dollars au Centre et réseau des technologies climatiques (CTCN) qui soutient les pays en développement en matière de développement et transfert des technologies climatiques. 

    Pour ce qui est du Fonds vert pour le climat (GCF), les deux premières propositions de formulation de plans nationaux d'adaptation ont été approuvées. Il s’agit du Liberia qui sera financé dans ce cadre à hauteur de 2,2 millions de dollars et du Népal à hauteur de 2,9 millions de dollars. Il est attendu que 20 autres propositions de pays soient bientôt approuvées, chacune pouvant bénéficier d’un maximum de 3 millions de dollars.

    Le GCF est en passe de donner son approbation  pour 2,5 milliards de dollars à allouer aux projets.

    De même, avec 500 millions de dollars, le Fonds d’investissement de Marrakech pour l’adaptation (MICA) vient appuyer les projets de résilience et d’adaptation grâce au partenariat avec The Lightsmith Group (Etats-Unis), BeyA Capital (Afrique), et le FEM.

    La Commission de l'Union européenne a, de son côté, lancé le Fonds européen pour le développement durable afin d'encourager les investissements en Afrique et dans le voisinage de l'UE pour renforcer les partenariats et atteindre les objectifs de développement durable. Ce Fonds implique une valeur allant jusqu'à 4,1 milliards d’euros, entraînant un investissement régional public et privé allant jusqu'à 44 milliards d’euros d’ici 2020.

    Avec cette valse d’initiatives assorties d’engagements financiers, il ne reste plus qu’à tenir parole  pour une action climatique plus efficace.


    ABP/JVD/TB

    

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