Plus de 1000 Bébés nés de parents mineurs dans le département de la Donga au 1er semestre de 2019

Plus de 1000 Bébés nés de parents mineurs dans le département de la Donga au 1er semestre de 2019

11-09-2019 à 12:09:00


Djougou, 11 Sept. (ABP)-Entre janvier et juin 2019, 1000 bébés sont nés de parents mineurs, principalement dans le rang des élèves et apprenties dans les quatre communes que compte le département de la Donga, a appris l’ABP lors de la 1ère session du comité départemental de suivi et de coordination pour la protection de l’enfant tenue ce mardi à la préfecture de Djougou sous la houlette de Harouna Salihou, chargé de mission du préfet de la Donga.

Sur un total de 10.933 naissances, a indiqué Alassane Sabi Karim, Chef service de la promotion de la famille, de l’enfant et du genre, 10 concernent des mères de moins de 15 ans, 730 concernent celles dont l’âge est compris entre 15 ans et 18 ans, 166 sont des élèves  et 342 sont des apprenties.

Ce phénomène de grossesse en milieu scolaire est plus illustratif à Bassila qui totalise 2,36% et suivi de Ouaké dont le taux est de 1,74% dépassant ainsi le taux moyen du département qui est de 1,51 %, a laissé entendre le technicien de l’action sociales et de la microfinance de la Donga.

 La commune de Bassila s’illustre négativement en matière de grossesses des apprentis. Elle est suivie de Djougou et Copargo. Les auteurs de ces grossesses sont des adultes de la localité, les artisans, les enseignants, mais surtout des élèves garçons.

Au titre des causes  on retient une absence totale du  contrôle parental surtout s’agissant des  filles qui se rendent dans les centres urbains pour  poursuivre leurs études, la recherche aveuglée de moyenne de classe pour passer en classe supérieure,  le développement fulgurant des Technologies de l’Information et de la Communication en l’occurrence les téléphones portables et l’internet, l’adoption de la mode occidentale traduite par des styles vestimentaires non orthodoxes, la pauvreté des parents et la recherche du gain facile.

Ce phénomène, a dit Alassane Sabi Karim, engendre plusieurs conséquences dont entre autres l’abandon des cours par les jeunes filles, les maladies sexuellement transmissibles y compris le VIH/SIDA, la faible représentativité des femmes dans les structures publiques, parapublics et même dans les instances de prise de décision.

Plusieurs difficultés, a-t-il en outre fait savoir entravent la gestion de ces cas et blocs l’évolution normale de la procédure de protection des enfants surtout l’intervention des autorités locales dans la gestion des infractions, le retrait des plaintes pour causes de liens de familiarité, les pressions ou l’influence des autorités locales qui empêchent parfois le déroulement normal des enquêtes et les menaces à l’endroit des travailleurs sociaux.

Au terme de cette séance les membres du comité départemental de suivi et de coordination pour la protection de l’enfant se sont engagés à attaquer le mal à la source.



ABP/BYS/MS

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