Le cultivateur Samou Outchombé condamné  à la peine de  10 ans de réclusion criminelle

Coopération / Le cultivateur Samou Outchombé condamné à la peine de 10 ans de réclusion criminelle

22-06-2018 à 02:06:12

 Parakou, 21 Juin 2018 (ABP) – Le délibéré de la trente-sixième affaire inscrite au rôle de la première session 2018 de la cour d’appel de Parakou, a déclaré le sieur Samou Outchombé coupable de crime de pratique de charlatanisme ayant provoqué le décès de dame Aouti Gnonssoum et condamné à la peine de  10 ans de réclusion criminelle.

Né vers 1948 à Copargo et marié père de 05 enfants, le sieur Samou Outchombé  est déclaré,  coupable de crime de pratique de charlatanisme ayant provoqué le décès de dame Aouti Gnonssoum, suivant les dispositions de la loi 87-011 du 21 septembre 1987 abrogée par les articles 1 et 264 bis du code pénal, et condamné à la peine de  10 ans de réclusion criminelle.

Ayant passé quatre (04) années en détention préventive, le sieur Samou Outchombé, de  nationalité béninoise,  retourne en prison pour purger le reste de sa peine.

En effet, selon le résumé des faits, courant l’année 2013 à Koubokouboré dans la commune de Copargo, le nommé le sieur Samou Outchombé, cultivateur et guérisseur  traditionnel de son état fit plusieurs fois de suite des avances à une dame Aouti Gnonssoum qui les a toujours rejetées.

Pour la persuader de ses sentiments, il lui offrait sans cesse des présents, mais en vain. Ne pouvant plus supporter son échec et son humiliation, Samou Outchombé prit alors la résolution d’attenter à la vie d’Aouti Gnonssoum par des pratiques occultes.

C’est ainsi qu’il alla enterrer très tôt un matin sur le chemin habituel de dame Aouti Gnonssoum, un gris-gris fait de mélange  de diverses racines, de plantes, de piment de guinée et un œuf de poule.

Après avoir effectivement emprunté ce chemin,  Aouti Gnonssoum se mit à se plaindre constamment de douleurs abdominales. Pour finir, elle rendit l’âme quelques jours plus tard en dépit des différents soins qui  lui ont été prodigués.

A la barre, le sieur  Samou Outchombé a réfuté dans un premier temps nié tous les faits portés à sa charge. Mais, dans un second temps, suite  aux différentes interrogations du président de la cour, du représentant du ministère public et de son avocat-conseil ont obligé l’accusé a reconnu les faits, tout en mentionnant le fait que le cadavre l’a désigné comme auteur de sa mort, il accepte tout selon les rites de leur communauté.

Le représentant du ministère public, Bakary Malick Nourou-Dine, dans sa réquisition, a établi la culpabilité de l’accusé à travers éléments constitutifs. Il s’agit de l’élément légal, dont le siège de l’infraction est la loi 87-011 du 21 septembre 1987 abrogée par l’article 264 bis alinéa 2 du code pénal.

Pour constituer l’élément matériel, le ministère public s’appuie sur l’une des déclarations de l’accusé. «…J’ai préparé un gris-gris que j’ai enterré sur la voie.. » a-t-il brandi, avant préciser que l’effet du gris-gris est  de rendre malade d’abord la victime, puis la tuer.

Il a lié l’élément intentionnel ou moral sur le fait que l’accusé a pour but de tuer la victime, dans la mesure où,  il a bien préparé son mode opératoire pour achever dame  Aouti Gnonssoum.  Parlant du lien de causalité,  le ministère public  a évoqué l’aveu de l’accusé à la barre.

 A la décharge, Bakary Malick Nourou-Dine a reconnu que l’accusé bénéficie de certaines circonstances atténuantes. Il s’agit du bulletin N°1 du casier judiciaire  de l’accusé est  vierge au moment des faits, l’enquête de moralité lui est également favorable au moment des faits. Et enfin, le rapport d’expertise médico-psychologiqu et psychiatrique  de l’accusé confirme qu’il   ne souffre pas de troubles mentales au moment des faits.

Au regard de ces observations, le représentant du ministère public requiert à la cour de déclarer le sieur  Samou Outchombé, coupable de l’infraction suivant les dispositions de  la loi 87-011 du 21 septembre 1987 abrogée par l’article 264 bis alinéa 2 du code pénal et de le condamner à la peine de 20 ans de réclusion criminelle.

« Je suis surpris lorsque j’entends la réquisition du ministère public. J’ai l’impression qu’il s’agit d’une machine que le ministère public vient de nous dérouler la bande » a contesté, Me. Yvon Détchénou, l’avocat-conseil de l’accusé. Pour lui, aucun élément  du dossier n’établit, d’aucun fait de l’accusé avec la victime.

A ce titre, il soutient sa plaidoirie avec deux éléments qui mettent en doute les charges de son client. Le premier élément, la croyance dont il se demande, comment un cadavre peut désigner quelque d’être à l’origine de sa mort ? Le paradoxe, selon lui, cette personne auteure est coupable aujourd’hui à la barre.

Le deuxième et dernier élément, l’ignorance, pour mettre en évidence, si quelqu’un de la cour peut véritablement certifier la  maladie ou non de la victime à travers les compositions de l’accusé.

Pour Me. Yvon Détchénou, l’infraction  de l’accusé n’est pas établie.

Raison pour laquelle, il demande la libération de son client pour une justice objective.

La cour a déclaré,  coupable de crime de pratique de charlatanisme ayant provoqué le décès de dame Aouti Gnonssoum, suivant les dispositions de la loi 87-011 du 21 septembre 1987 abrogée par les articles 1 et 264 bis du code pénal, et condamné à la peine de  10 ans de réclusion criminelle.

Statuant sur les intérêts de la partie civile, la cour a  ordonné l’accusé à payer une somme de cent mille (100.000) francs Cfa aux parents de la victime afin d’amortir les frais médicaux.

Les membres de la cour sont composés, du président Karimi Adéoti,  des assesseurs Gabriel Affognon et Richard Akodossi , et le greffier Alexandre Azeélokonon à  la plume.


ABP/RAD/AE

Le séchage des produits alimentaires au bord des voies : un véritable danger pour la santé humaine

25-06-2019

Par: Boni N'yô SINASSON
Djougou, 05 Juin. 2019 (ABP)-Le séchage des produits alimentaires au bord des voies devient une...
Revue de presse

Le président Patrice Talon rencontre ce jour la classe politique pour une sortie de crise

15-07-2019
Cotonou, 15 Juil. 2019 (ABP)-La reprise du dialogue politique, l’économie, la sécurité et autres sujets d’actualité ont fait la Une des journaux parus ce lundi.« Dialogue politique pour la paix et l’unité...
Agro-business
Opinion

Révision de la Constitution: En attendant la légitimité, la preuve du courage de Talon

31-07-2017

Par: Joseph Vodounon Djodo
Comme toutes réformes politiques  importantes, celle de la révision de la constitution du 11 décembre 1990 suscite beaucoup de...
Publicité

Voyages
Navires

Create Account



Chers internautes et fidèles partenaires,
En raison de la migration en cours vers une plate-forme entièrement rénovée et plus moderne, des perturbations s’observent actuellement sur le site web de l’Agence Bénin Presse (ABP).
La Direction Générale vous présente ses sincères excuses pour les désagréments subis et vous rassure que des dispositions idoines sont prises afin que la situation se rétablisse dans les heures à venir.
Agence Bénin Presse, Leader de l’information des régions