Condamné à 06 ans de réclusion criminelle, pour trafic d’ossements humains, Aziz Mama recouvre sa liberté

Justice / Condamné à 06 ans de réclusion criminelle, pour trafic d’ossements humains, Aziz Mama recouvre sa liberté

15-08-2019 à 12:08:27

Parakou, 15 Août 2019.  (ABP) – Inculpé pour violation de tombeau et du trafic d’ossements humains, le sieur Aziz Mama  est déclaré coupable des infractions et condamné à la peine de six ( 06)  ans de réclusion criminelle, au terme du verdict de la treizième affaire inscrite au rôle de la première session 2019, du tribunal de première instance de première classe de Parakou, ce mercredi, sous la présidence de Lionel Dossou Nouatin.

Le tribunal a déclaré le sieur Aziz Mama  coupable  des infractions relatives à la violation de tombeau et du trafic d’ossements humains et le condamne à la peine  de six (06) ans de réclusion criminelle au dénouement de cette affaire inscrite au rôle.

De nationalité  béninoise, cultivateur  de profession et célibataire sans enfants,  le sieur Aziz Mama (âgé de 41 ans)  est  sous depôt de mandat depuis le 11 janvier 2013. Ce  jugement lui permettra  de quitter le milieu carcéral pour retrouver sa liberté.  

Selon le Résumé des faits, le 10  janvier 2013 à Kpébéra, arrondissement de Gamia dans la commune de Bembèrèkè, le nommé Mama Aziz s’est rendu au domicile du vieux Dembo Takou  pour lui proposer la vente d’ossements humains. Appréhendé et inculpé de violation de sépulture et de trafic d’organes ou ossements humains, Mama Aziz a reconnu les faits.

A la barre, l’accusé Mama Aziz a reconnu d’avoir présenté un sac contenant des ossements humains qu’il voulait vendre au sieur Dembo Takou. Ce dernier a décliné l’offre en l’orientant vers le sieur Démo Sika, qui a alerté le chef du village, d’où son arrestation.

Il a expliqué au président du tribunal ainsi qu’aux juges accésseurs de l’audience, qu’il était parti dans la brousse pour chercher les pailles pouvant  lui permettre de recouvrir le toit de sa cabane. Mais il est tombé sur un trou dont il estime un logis des rongeurs, notamment, le rat.

En creusant ce trou, selon ses dires, il découvre des ossements humains, qu’il a soigneusement rangés dans un sac pour marchander avec le vieux Dembo Takou, contre une somme de 10.000 francs FCA.  C’est  ainsi qu’il  a été appréhendé. Il déclare à la barre, qu’il n’a jamais fait de quelque trafic d’organes humains et que c’est par crédulité.

« Dans la vie tout n’est marchandise, donc vendable. Il y a des choses sacrées dont la transaction est interdite » a partagé le ministère public, avant de préciser que le présent dossier inscrit au rôle est  lié à la violation de sépulture et de trafic d’organes ou ossements humains.

Il estime, pour faire un examen serein  du dossier, il sera question de répondre, si l’accusé Mama Aziz est auteur des faits. Si tel est le cas, poursuit-il, quelle sera la sanction à lui infliger ?

Pour lui, les faits et débats à la barre prouvent  suffisamment que l’accusé est auteur, à travers l’acte de prélèvement des organes humains et puis l’intention de les vendre. On en déduit qu’il est trafiquant d’ossements humains.

Parlant de la violation de tombeau, sans évoquer des preuves, le ministère public pense que l’accusé a opéré dans un cimétière alors qu’aucun document n’a infirmé ou affirmé cette version dans le dossier. Pour lui, puisque l’accusé n’a pas exhumé le corps dans une maison, d’emblée, il l’a fait dans un cimetière.

A la décharge, le ministère public a fait observer que le bulletin N°1 du casier judiciaire  de l’accusé  est  vierge et  l’enquête de moralité  lui est  favorable.  Les rapports  d’expertise médico-psychologique  et psychiatrique confirment qu’il ne souffre  pas de troubles mentales au moment des faits, le ministère public pense que l’accusé  peut bénéficier d’une situation atténuante.

Au bénéfice de ces observations, il a convié membres de l’audience à déclarer le sieur Mama Aziz coupable de violation de tombeau et trafic d’ossements humains selon les dispositions de l’article 457 du nouveau code pénal et de le condamner à huit (08) ans de réclusion criminelle.

 Dans sa plaidoirie, l’avocat-conseil de l’accusé  a fait savoir qu’il s’agit d’une situation de naïveté et d’ignorance totale. Parce que, estime-t-il que l’accusé ne peut pas de jeter sur une personne qu’il ne connait pas pour marchander les ossements humains. « L’acheteur ne le connait pas. C’est la pauvreté, la naïveté et l’ignorance qu’il se retrouve dans cette situation » a-t-il poursuivi.

La défense rejette l’infraction liée à la violation de tombeau, car, selon ses propos, rien n’est certain si la profanation de la tombe a lieu dans un cimetière, surtout qu’aucune preuve administrative ne vient démontrer cet acte.

Pour lui, cette infraction n’est pas constituée. Mais s’agissant des ossements humains, la défense implore le tribunal à tenir compte des situations de l’accusé pour la peine à lui infliger. Au subsidiaire, il a plaidé que l’accusé soit condamné selon les dispositions de l’article 99 du code pénal assorti de la peine de sursis ou de le condamner au temps passé en prison.

 




ABP/RAD/MS

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