Coupable de coups mortels, Sabi  Karim condamné à 10 ans de réclusion criminelle

Justice / Coupable de coups mortels, Sabi Karim condamné à 10 ans de réclusion criminelle

20-08-2019 à 11:08:29

Parakou, 20 Août . (ABP)  - Le président du tribunal , dans la  quatorzième affaire inscrite au rôle de la première session de 2019 du tribunal de première instance de première classe de Parakou, a déclaré le sieur Sabi Sika Karim , coupable de coups mortels, sur la victime , AdaTchoumi , et le condamne à la peine 10 ans de réclusion criminelle, au terme du jugement de ce lundi. 

Jeune cultivateur de nationalité béninoise, Sabi Sika Karim, né vers 1991 et célibataire sans enfant, est déclaré coupable de coups mortels et condamne à la peine 10 ans de réclusion criminelle par le tribunal de Parakou, selon  les dispositions de l’article 309 alinéas 4 du Code pénal.

Sous dépôt de mandat le 12 juillet 2013, l’inculpé retourne en milieu carcéral pour purger le reste de sa peine.

Les faits de ce dossier remontent à la nuit du 5 juillet 2013.  Ada Tchoumi, un peulh domicilié à Illagué, commune de Nikki, a été réveillé de son sommeil par les bruits anormaux que faisaient ses pintades. Sorti pour comprendre ce qui troublait la tranquillité de ses pintades Tchoumi Ada  a aperçu  Sika Karim qui, après avoir su que le propriétaire  des pintades était sorti, a pris la fuite. C’est alors que Tchoumi Ada l’a poursuivi  jusqu’à son domicile où une dispute éclata entre eux. C’est dans cette situation que Tchoumi Ada poignardé au cou, il tomba puis rendit l’âme sur le champ.

A  l’enquête préliminaire et devant le magistrat instructeur, l’accusé  n’a pas nié les faits qui lui sont reprochés à la barre. Il a reconnu s’être rendu chez son beau-frère Tchoumi Ada pour voler des pintades.

Mais malheureusement, ce dernier, après l’avoir surpris, l’a pourchassé jusqu’à sa chambre. C’est pris de peur, explique l’accusé, qu’il l’a poignardé au cou sans avoir ciblé au préalable une partie de son corps. Il soutient que son intention n’était pas de lui donner la mort.

Le représentant du ministère public, à l’entame de ses réquisitions,  a situé la base légale de l’infraction de coups mortels dans les dispositions de l’article 309 du Code pénal.

L’élément matériel a consisté, selon lui, au coup de poignard porté à la victime et à la blessure seyante qui lui a été faite au cou. Par rapport à l’élément intentionnel, il estime que l’accusé a agi sciemment dans la mesure où surpris alors qu’il s’apprêtait à opérer, puis identifié, il a préféré utiliser son couteau pour nuire à la victime.

 Il fait constater que le certificat médical joint au dossier atteste que c’est la blessure portée à la victime à partir du poignard qui a occasionné son décès. L’avocat général conclut que tous les éléments constitutifs de l’infraction de coups mortels sont établis.

Le rapport moral de l’accusé lui est favorable. Son bulletin N°1 ne mentionne aucune condamnation antérieure. Le rapport médico-psychiatrique et psychologique effectué révèle que l’accusé ne souffre d’aucune maladie mentale pouvant abolir les faits mis à sa charge, au moment de leur commission.

 L’avocat général en déduit, après avoir appelé le tribunal à ne pas lui accorder la moindre excuse de provocation ou un cas de légitime défense, qu’il est bien accessible à la sanction pénale. Il invite le Tribunal à le déclarer coupable de coups mortels et le condamner à 8 ans de réclusion criminelle.

Selon Me Charlos Agossou, l’avocat-conseil de l’accusé, ce procès permettra d’expliquer à la population, comment est-ce qu’un jeune de 22 ans au moment des faits, en est arrivé à supprimer la vie à son beau-frère, après avoir tenté de le voler.

 Pour lui, au cours de la bagarre avec la victime, son client ne pouvait choisir  un endroit du corps pour porter son coup. Si c’était le cas, insiste-t-il, on parlerait d’un homicide. De même, c’est la victime qui a fait le choix d’aller l’appréhender seul, chez lui. Aussi souhaite-t-il que le Tribunal tienne compte de la bonne moralité dont jouit son client. Il estime, à voir ses aveux, que son client regrette l’acte qu’il a posé. C’est pourquoi il demande qu’on le renvoie à sa famille pour montrer que la justice est aussi réhabilitation, en tenant compte du temps qu’il a déjà passé en prison.   



ABP/RAD/MS
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