Inculpé de crime de viol, Sèto Dandoga condamné à huit ans de réclusion criminelle

Justice / Inculpé de crime de viol, Sèto Dandoga condamné à huit ans de réclusion criminelle

20-08-2019 à 11:08:49

 Aplahoué, 20 Août  (ABP) – La première affaire inscrite au rôle de la toute première session de l’année 2019 du tribunal de première instance de deuxième classe d’Aplahoué a enregistré ce lundi la présence à la barre du nommé Sèto Dandoga, cultivateur de nationalité béninoise né vers 1984 à Bétoumey, commune de Djakotomey, et résidant à Volly Latadji, commune d’Aplahoué au moment des faits qui a été déclaré coupable de crime de viol sur la personne de dame Blandine Atchèdo.


 Suite à la décision du tribunal présidé par le magistrat Hervé Marcel Allavo, l’accusé Sèto Dandoga regagne le milieu carcéral pour éponger le reste de sa peine puisqu’il a été condamné à huit ans de réclusion criminelle et il séjournait depuis février 2014.
 Pour rappel, les faits remontent au mardi 04 février 2014 à Volly Latadji.
 En effet, ce jour la victime Blandine Atchèdo, âgée de 19 ans au moment des faits s’était rendue dans un champ accompagnée de sa petite sœur Lucrèce Atchèdo pour y cueillir les légumes communément appelés ‘’fon man’’ en langue fongbé.
 Rattrapée par trois jeunes gens pendant qu’elle faisait la cueillette, deux ont décidé lui faire payer de manière peu orthodoxe le prix desdits légumes qu’ils ont estimé leur appartenir. En effet Ils ont estimé que la meilleure façon pour eux de la faire payer était d’entretenir des rapports sexuels avec elle contre son gré. Ils sont donc passé à l’acte. Ainsi, Pendant que Sébastien Tokponhoué en fuite depuis lors a immobilisé la victime, Sèto Dandoga a entretenu avec elle des relations sexuelles en dépit de sa désapprobation vite étouffée.
 Sébastien Tokponhoué n’ayant pu être appréhendé, aucun acte de poursuite ni d’instruction n’a été engagé à son encontre.
 A la barre du tribunal ce lundi, Sèto Dandoga a, dans une maladresse patente, varié dans ses déclarations. Ainsi, alors qu’il les avait reconnues à l’enquête préliminaire et le jour de son inculpation de première comparution il les a niées en partie au cours de ses interrogatoires au fond successif ; mais toutes les déclarations antérieures ainsi que celle faites à la barre ont révélé une dénégation incohérence.
 Ecoutée aussi à la barre, la victime a été formelle et constante en identifiant physiquement Sèto Dandoga comme celui qui l’a exposé à des rapports sexuels contre son gré.
 Le Ministère Public, représenté par le procureur de la République, IKO AFE Fidèle a, dans ses réquisitions aux allures pédagogiques démontré point par point les raisons de fait et de droit qui confondent l’accusé avant de demander aux juges constituants le tribunal de retenir l’accusé dans les liens de la prévention de viol, le condamner à dix (10) ans de réclusion criminelle et payer la somme de un million (1 000 000) de francs CFA à la victime pour toutes causes de préjudices confondus.
 La défense de l’accusé assurée par maître Guy DOSSOU avocat à la cour, substituant sa consoeur maître Laetitia KOUKOUIi empêchée a, dans son rôle d’avocat-conseil précisé qu’il y a eu insuffisance de charges dans le dossier en se basant notamment sur l’expertise médico-psychiatrique qui a été réalisée deux (02) mois après la commission des faits au lieu d’être réalisée les jours qui ont suivi. Se fondant donc sur l’évocation de ce que prévoit la jurisprudence française en la matière il a plaidé au principal l’acquittement de son client au bénéfice du doute et au trait subsidiaire sa condamnation au temps déjà passé en détention.
 Après un temps relativement court passé en délibération, le tribunal, à la reprise, a rendu son verdict. Sèto Dandoga a été retenu dans les liens de la prévention de viol, et condamné à 08 ans de réclusion criminelle. L’accusé, ayant déjà passé cinq (05) ans, retourne donc en détention pour purger les trois (03) années restantes.
 Le tribunal a observé une deuxième suspension pour statuer sur les intérêts civils. A cette dernière reprise, le tribunal a accueilli favorablement tel que requis par le ministère public la demande de constitution de partie civile de la victime et a estimé avoir les éléments nécessaires et suffisants pour condamner l’accusé à lui payer la somme de un million (1 000 000) de francs CFA pour toutes causes de préjudices confondus et en mettant les contraintes par corps au maximum prévues par la loi.
 Le tribunal qui a connu de la première affaire de cette toute première session criminelle dans l’histoire de cette juridiction, l’une des dernières installées dans le ressort de toute la Cour d’Appel d’Abomey est composée de président, Hervé Marcel ALLAVO, de quatre assesseurs à savoir Herbert SOLEVO, Jocelyn GBAGUIDIi, Thierry AHOVE et Firmin AMOUSSOU. La plume est tenue par le greffier en chef maître Alain KAKPO.
 


ABP/CBA/MS

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