Inculpé de tentative de meurtre, Mouhamadou Gado  condamné à 10 ans de réclusion criminelle

Justice / Inculpé de tentative de meurtre, Mouhamadou Gado condamné à 10 ans de réclusion criminelle

15-08-2019 à 11:08:00

Parakou, 14  Août  (ABP) – La douzième affaire inscrite au rôle de la première session 2019, du tribunal de première instance de première classe de Parakou a  enregistré, ce mercredi,  à la barre, le sieur Mouhamadou Gado, pour élucider les faits mis à sa charge, sous la présidence de Me Adamou Moussa.

De nationalité béninoise, le sieur Mouhamadou Gado, âgé de 25 ans  et bouvier de profession est déclaré coupable de tentative d’assassinat sur la personne de dame Issa Zénabou, son épouse,  et condamné à la peine de dix (10) ans de réclusion criminelle, au terme de l’audience conduite par le président Adamou Moussa.

Sous mandat de dépôt, depuis le 14  septembre 2015, Le sieur Mouhamadou Gado  retourne en milieu carcéral pour purger le reste de sa peine.

Les faits remontent, en effet, courant  mois de Juin-juillet 2015.  Issa Zénabou dormait dans sa chambre aux environs de 02 heures du matin lorsque  son époux Gado Mouhamadou est rentré  de sa promenade. Réveillée à l’arrivée de son époux, dame Issa Zénabou a décidé  d’aller aux toilettes lorsque celui-ci s’est opposé à ce qu’elle sorte.

 Insistant pour se soulager, Gado Mouhamadou, contre toute attente, a porté un coup de sa machette au cou  de son épouse Issa  Zénabou ; coup de machette qu’elle a paré avec sa main gauche. Grièvement  blessée à cette main et au cou, Issa Zénabou tombe évanouie avant  d’être transportée à l’hôpital par les voisins réveillés par ses cris de détresses.

A la barre, l’accusé a reconnu les faits mais l’explique à sa manière. Il dit ne pas avoir l’intention de tuer son épouse. Mais qu’il lui avait  porté le coup de sa machette au bras et non contrairement au cou.

A  la question de savoir, pourquoi, il a abandonné sa femme évanouie si tant est que son objectif de tuer son épouse est atteint. « J’ai pris ma moto pour alerter mon frère dans le campement d’à côté » a-t-il répondu, avant de déclarer : « Je ne voulais pas lui donner lui la mort. C’est un incident qui m’a aussi surpris ».

A entame de sa réquisition, le représentant du ministère public a rappelé que : 

« La vie humaine est sacrée et inviolable. Elle est aimée et défendue ».   Il s’agit bel et bien d’un récepte divin, que l’accusé  Mouhamadou Gado a foulé, a-t- il poursuivi. 

Selon ses propos, plusieurs éléments permettent de constituer l’infraction de l’accusé.  Les articles 21 et 668 du code pénal sont le siège de l’infraction commise par l’accusé, a-t-il évoqué, avant de  considérer, la suppression de la vie de la  victime par l’accusé, comme l’acte matériel.

Pour lui, l’acte moral ici est l’intention de l’accusé d’agir sur la victime.  Il a insisté aux membres de l’audience à ne pas considérer les diverses versions de l’accusé à la barre, surtout qu’il cherche à se disculper.

Au moment des faits,  le bulletin N°1 du casier judiciaire  de l’accusé  est  vierge. L’enquête de moralité ne lui est pas favorable.  Les rapports  d’expertise médico-psychologique  et psychiatrique confirment qu’il ne souffre  pas de troubles mentales au moment des faits, le ministère public pense que l’accusé ne peut pas bénéficier d’une situation atténuante.

 Au bénéfice de ces observations,  le ministère public réquiert au président du tribunal et ses accésseurs de déclarer le sieur Mouhamadou Gado, coupable de tentative de meurtre et de la condamner à la peine de sept (07) ans de réclusion criminelle.

L’avocat-conseil de l’accusé fait savoir qu’il s’agit  d’une scène de menage qui a conduit à une situation tragique. Il n’y avait pas d’antécédent entre l’accusé et son épouse. 

Mais, qu’est-ce qui a pu bien se passer dans ce foyer ? s’interroge-t-il, avant de faire observer que le dossier a plusieurs versions des faits.  Aucun témoin n’est venu contredire les propos de l’accusé, précise-t-il.  Le reste ce sont des suppitations, a-t-il conclu.

En prenant appui sur la réquisition du ministère public, la défense exclut toute préméditation de l’accusé tout requalifiant l’infraction  en coup et blessures. Il a enfin plaidé pour une application bienveillante de son client tout en tenant compte de l’article 511 du code pénal.




ABP/RAD/MS
Revue de presse

Le président Talon donne des instructions pour l’ouverture immédiate des cantines scolaires

16-09-2019
Cotonou,  16 Sept. (ABP) – La rentrée scolaire 2019-2020, la sécurité au sein de la Cedeao, la politique, l’économie et plusieurs autres sujets au plan national et international ont été abordés...
Agro-business
Opinion

Révision de la Constitution: En attendant la légitimité, la preuve du courage de Talon

31-07-2017

Par: Joseph Vodounon Djodo
Comme toutes réformes politiques  importantes, celle de la révision de la constitution du 11 décembre 1990 suscite beaucoup de...
Publicité

Voyages
Navires

Create Account



Chers internautes et fidèles partenaires,
En raison de la migration en cours vers une plate-forme entièrement rénovée et plus moderne, des perturbations s’observent actuellement sur le site web de l’Agence Bénin Presse (ABP).
La Direction Générale vous présente ses sincères excuses pour les désagréments subis et vous rassure que des dispositions idoines sont prises afin que la situation se rétablisse dans les heures à venir.
Agence Bénin Presse, Leader de l’information des régions