Stanislas David Ahonhoun condamné à quinze ans de travaux forcés

Justice / Stanislas David Ahonhoun condamné à quinze ans de travaux forcés

23-07-2018 à 10:07:17

Cotonou, 22 juillet 2018 (ABP)- La Cour d’assises de Cotonou a condamné ce vendredi Stanislas David Ahonhoun, âgé de 23 ans, à quinze ans de travaux forcés pour avoir commis les crimes de vol, de tentative de viol et de tentative d’assassinat au Nigéria, respectivement sur les personnes Idohou Adédjoumon, dame Sika Prisca Aïssi sa cousine et Victor Vissoukpo, mari de la cousine, dans le cinquième dossier inscrit au rôle provisoire de la session supplémentaire de 2018.

Il ressort des faits que le jeune garçon, Stanislas David Ahonhoun a frauduleusement soustrait, au Nigéria, des numéraires et des objets dont un fusil au préjudice de Idohou Adédjoumon auprès de qui il était placé par son beau-frère Victor Vissoukpo. Quelques temps après, courant mai juin 2015, il a acheté une motocyclette avec les sous volés et l’a confiée à Victor Vissoukpo afin de lui payer une certaine somme d’argent tous les samedis.

Ce contrat sur la motocyclette a donné naissance à une mésintelligence entre les deux, renforcée par le fait que l’accusé David Stanislas Ahonhoun aurait tenté d’entretenir des rapports sexuels non consentants avec sa cousine Sika Prisca Aïssi, l’épouse de Victor Vissoukpo. Le dimanche 19 juillet 2015, aux environs de 22 heures, alors que le couple s’apprêtait à se coucher, l’accusé, muni du fusil volé, s’était placé au niveau de la fenêtre du salon et a tiré un coup de balle dans le dessein de mettre fin à la vie de Victor Vissoukpo. Malheureusement, c’est Sika Prisca Aïssi qui a reçu la balle au bras gauche qui a été amputé.

Poursuivi pour vol, tentative de viol et tentative d’assassinat, l’accusé n’a reconnu que les faits de vol et de tentative d’assassinat du nommé Victor Vissoukpo, niant ainsi les faits de tentative de viol. Toutefois, il reconnaît être rentré dans la moustiquaire de sa victime et avoir mouillé de sperme la couverture de la dame.

L’extrait du bulletin n°1 de l’accusé ne porte trace d’aucune condamnation pénale antérieure. L’enquête de moralité qui n’a pu se faire dans son milieu de vie au Nigéria ne lui est pas défavorable même s’il est peint comme quelqu’un de nerveux.

Devant la Cour, l’accusé a, au début, déclaré qu’il reconnaît les faits de vol, de tentative de viol et de tentative d’assassinat mis à sa charge. Aussi, des questions de compréhension et de recherche de la vérité posées par le président Christophe Atinmakan et par le Ministère public, représenté par Christian Atayi ont amené Stanislas David Ahonhoun à expliquer comment les faits se sont passés.

Il est entré dans la moustiquaire où dormait dame Sika Prisca Aïssi et l’a caressée sur ses fesses et a mouillé son propre slip et le pagne sur lequel la dame dormait après avoir éjaculé lorsqu’il s’est masturbé. Par ailleurs, il a confirmé, dans un premier temps, à la Cour avoir pris le fusil pour tuer le mari de sa cousine et après, il s’est rétracté et a dit qu’il a fait usage du fusil pour blesser le mari de sa cousine afin de lui faire peur de sorte qu’il lui restitue ses sous et lui remettre les pièces de sa moto, sources du conflit.

Ce sont là, entre autres, des déclarations concordantes qui ont permis au Ministère public de dégager les éléments constitutifs des crimes de vol, de tentative de viol et de tentative d’assassinat mis à sa charge et de conclure qu’ils sont tous réunis. Le Ministère public a, par conséquent, invité la Cour à déclarer l’accusé Stanislas David Ahonhoun, coupable des trois infractions et se référant à la conduite à tenir en matière de sanction pénale à infliger à un accusé en situation de cumul des peines, il a demandé à la Cour de le condamner aux travaux forcés à perpétuité et à payer une amende de cent mille (100.000) F CFA.

Le Ministère public a vivement exhorté la Cour à sanctionner sévèrement l’accusé afin d’étouffer en lui tout instinct criminel. Il a demandé de confisquer le fusil et d’ordonner la destruction des objets d’art.

Me Elie N. Vlavonou-Kponou, prenant la parole pour défendre l’accusé, a expliqué que les faits ne sont pas aussi évidents comme l’a constitué le Ministère public au cours de son réquisitoire.

La défense a par la suite démontré qu’il n’y a pas de tentative de viol. Aussi, a-t-elle expliqué que les éléments constitutifs de la tentative d’assassinat ne sont pas réunis parce qu’il n’y a pas de préméditation, ni de guet-apens. Me Elie N. Vlavonou-Kponou a invité la Cour à disqualifier « la tentative d’assassinat » en « coups et blessures involontaires ». La défense a enfin demandé qu’il soit fait à l’accusé Stanislas David Ahonhoun une douce application de la loi.

La Cour en délibérant, a déclaré Stanislas David Ahonhoun coupable des crimes de vol, de tentative de viol et de tentative d’assassinat respectivement commis sur les personnes de Idohou Adédjoumon, dame Sika Prisca Aïssi et Victor Vissoukpo et l’a condamné à quinze ans de travaux forcés. Elle a aussi ordonné la confiscation du fusil et la destruction des objets d’arts.

En détention préventive depuis le 04 août 2015, Stanislas David Ahonhoun, est reconduit en prison pour purger le reste de sa peine.

Le président de la Cour est Christophe Atinmakan. Les assesseurs sont Georges Gbaguidi et Sosthène Ogbowaï. Christian Atayi a représenté le Ministère public et Me Christophe Chéou a tenu la plume.


ABP/JMN/JFH
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