Accusés de viol sur mineure, Angelo Dossomou et ses deux (02) autres coaccusés écopent de 20 ans de réclusion criminelle

Accusés de viol sur mineure, Angelo Dossomou et ses deux (02) autres coaccusés écopent de 20 ans de réclusion criminelle

Par: Jean-Marie NAFONHUNDE
14-05-2019

Cotonou, 13 Mai 2019 (ABP) – Le tribunal de première instance de première classe de Cotonou statuant en matière criminelle, a condamné dans sa salle G d’audience ce lundi messieurs Angelo Dossomou, Hermann Sèglobo et Enoch Toko, tous de nationalité béninoise et majeurs au moment des faits, à vingt (20) ans de réclusion criminelle pour avoir commis à Cotonou du 31 mars au 02 avril 2017 le crime de viol sur la mineure X, apprentie coiffeuse, âgée de plus de 13 ans, au moment des faits.


LES FAITS

La jeune fille, âgée de plus de 13 ans vit au domicile de sa tutrice Laurette Pazoun, qui l’a inscrite dans un salon de coiffure. Pour contrôler les mouvements de la fille, la tutrice a institué un cahier dans lequel sont mentionnées les heures de départ et d’arrivée de la jeune fille. Dans la nuit du 31mars 2017, alors qu’elle était arrivée à la maison à une heure tardive et que sa tutrice a voulu s’enquérir de la situation auprès de la patronne de la jeune fille, celle-ci a fugué de la maison. Ainsi s’étant retrouvée dans les environs du collège d’enseignement général Sainte RITA, elle a été abordée par le nommé Angelo Dossomou qui la conduite à son domicile où, ensemble avec ses amis Hermann Sèglobo et Affiss Manaja, a tenu des rapports sexuels avec la jeune fille. Elle a passé toute la nuit au domicile de Angelo Dossonou, le lendemain soit le 1er avril 2017, le nommé Enoch Toko, ami de Angelo Dossomou est venu la chercher pour la conduire chez lui à Agontikon. Après avoir, lui aussi, tenu des rapports intimes avec la victime, TOKO Enoch l’a enfermée dans sa chambre jusqu’au lundi 03 avril 2017. Interpellés puis inculpés de viol sur mineure, Angelo Dossomou, Hermann Sèglobo et Enoch Toko ont reconnu les faits à toutes les étapes de la procédure bien qu’ils prétendent ne les avoir pas commis ensemble.

La jeune fille, victime, donnant sa version des faits a dit qu’elle était vierge et que c’est ensemble qu’ils ont eu des rapports sexuels avec elle sur une natte par violence, sous la menace de lui faire du mal. Elle a ajouté que les actes sexuels ont eu lieu dans plusieurs maisons dont l’une est inachevée. Elle dit avoir été victime d’actes sexuels douloureuses et saignantes pendant trois jours et ce à jeun.

La tutrice de la victime a ajouté que la victime est correcte, exemplaire et vierge et qu’après le viol ses menstrues lui font utiliser beaucoup de couches.

Le père de la jeune fille violée a témoigné en disant que les accusés ont été arrêtés tous ensemble dans le même périmètre à Cotonou et le même jour, une version reconnue exacte par les accusés. L’avocat, représentant la fille et son père qui se sont constitués partie civile, a réclamé la somme de deux millions (2.000.000) de francs pour réparation de tous préjudices causés.

Monsieur Antoine J. Abevi, représentant le ministère public, a démontré qu’Angelo Dossomou, Hermann Sèglobo et Enoch Toko sont responsables du crime de viol sur la jeune fille X. Il a dit que les rapports d’expertises psychologique et psychiatrique des accusés les déclarent accessibles à la sanction pénale car, ils disposaient de toutes leurs facultés mentales au moment du crime. Il a demandé à la cour de les déclarer coupables de l’infraction et de les condamner à la peine de vingt (20) ans de réclusion criminelle. Pour ce qui est de la sanction civile, le ministère public a rehaussé le montant pour réparation des préjudices à payer à la somme de cinq millions (5.000.000) FCFA.

Maîtres Rokas Amoussouvi, Jonel Do Rego, Aziz Onifadé, respectivement avocats des accusés, Enoch Toko, qu’Angelo Dossomou et Hermann Sèglobo, ont plaidé coupables, mais ont démontré que ce n’est pas ensemble que leurs clients ont violé la jeune fille jetant aussi le tort sur le père de la victime. Ils ont estimé que la sanction que le ministère a requise contre leurs clients est trop lourde. Ils ont demandé une douce application de la loi réprimant les auteurs.

Le Tribunal de Cotonou a, pour sa part, déclaré Angelo Dossomou, Hermann Sèglobo et Enoch Toko, coupables d’avoir ensemble commis à Cotonou le crime de viol sur la fille mineure X et ce sur la période du 31 mars au 02 avril 2017 et les a condamnés à vingt (20) ans de réclusion criminelle. Pour ce qui est du procès civile, il est allé dans le sens de la partie civile, représentée par le père de la victime, pour condamner les accusés à payer la somme de deux millions (2.000.000) FCFA.

Le président du tribunal ayant statué sur les accusés est Rodolphe Azo. Ses assesseurs sont Armel Azodogbéhou, Cosme Ahoyo, Norbert A. Kimply, Nadjinou Gado. Antoine J. Abévi a représenté le ministère public. C’est Me Corneille Gilles H. Affoukou qui a tenu la plume.

Les accusés sont en détention provisoire depuis le 10 avril 2017. Ils retournent en prison pour purger leurs peines pendant dix-huit (18) ans encore.

ABP/JMN/CG


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