Accusés de vol à mains armées, Médja Julien et Alossè Christian écopent de 7 ans de travaux forcés

Accusés de vol à mains armées, Médja Julien et Alossè Christian écopent de 7 ans de travaux forcés

Par: Isidore ATINDEYETIN
15-06-2018

Abomey, 14 Juin 2018 (ABP) - La Cour d’assises d’Abomey a connu jeudi, la comparution des nommés, Médja Julien et Alossè Christian, accusés de vol à mains armées et détenus à la prison civile d’Abomey depuis le 31 août 2015.

A la barre ce jour, les deux accusés ont reconnu et avoué les faits commis, et plaidé la clémence de la cour.

Le résumé des faits renseigne que le jeudi 27 août 2015 aux environs de quinze (15) heures, Tohoun Charles, conducteur de taxi-moto, a quitté   Zagnanado et allait vers Za-Kpota  lorsqu’il a été appelé à hauteur de radio Tonassè de Covè par deux passagers, les nommés Médja Julien et Alossè Christian qui lui ont demandé  de les transporter à Banamè contre la somme convenue de mille (1000) francs Cfa.              

Au cours du trajet, Médja Julien, l’un des passagers a simulé  un malaise puis a sollicité  et obtenu du conducteur  Tohoun Charles un arrêt. Les deux  passagers sont donc descendus et l’un d’eux s’est  dirigé vers un cours d’eau qui se trouve non loin de là.

Quelques instants après, les deux clients sont revenus et ont réussi  à  arracher à Tohoun Charles sa motocyclette après lui avoir assené un coup de machette. Mais à peine ont-ils démarré que Tohoun Charles cria au secours et la population ainsi alertée  est sortie pour les poursuivre. Ils ont été appréhendés  et conduits chez le chef du village de N’dokpo. Celui-ci informa aussitôt la brigade de Zagnanado qui sans désemparer, se  rendit sur les lieux pour les récupérer. Interrogés et inculpés pour association de malfaiteurs et de vol à mains armées, Médja Julien et Alossè Christian n’ont reconnu que les faits de vol à mains armées.

Lors des débats ce jour, le ministère public à, dans ses réquisitions, relevé que les accusés sont des repris de justice et que l’enquête de moralité, favorable à Julien Médja est plutôt défavorable à Christian Alossè, un ancien élément des forces armées béninoises, radié du corps pour vol.

A l’analyse juridique des faits, le ministère public a déclaré coupables d’association de malfaiteurs et de vol à mains armées, les deux accusés.

Des faits punis par l’article 381 du code pénal.

Il a donc retenu la sanction pénale de 7 ans de travaux forcés contre Julien Médja, et 8 ans de travaux forcés pour Christian Alossè, au regard du rôle joué par chacun des accusés dans le vol de la moto.

Des sanctions pour lesquelles les conseils des accusés, Me Sylvestre Agbo et Hyacinthe Houngbadji ont plaidé coupable et demandé la clémence de la cour.

Me Sylvestre Agbo a appelé la cour à la vigilance, vu que les accusés ont reconnu les faits, et demandé de tenir compte dans le secret de la délibération, de la situation de sans emploi que traversaient ces jeunes détenus au moment des faits.

Me Hyacinthe Houngbadji a fait comprendre que l’accusé et ancien militaire des forces armées, Christian Alossè, serait victime d’un envoûtement, un mauvais sort projeté contre Christian Alossè qui a perdu son père à l’âge de trois (03), quand devenu adulte et fonctionnaire, il a voulu défendre les biens de son feu père.

Etant donné que la victime, Charles Tohoun et les accusés ont déclaré que le coupe-coupe utilisé pour voler la moto a été retrouvé sur les lieux des faits, déposé au milieu d’autres effets par une dame à la recherche de bois de chauffe, Me Hyacinthe Houngbadji dit venir plaider coupable et non acquittement.

Puisque ce n’était pas évident que le sang ne coule dans ces altercations qui ont conduit au braquage et au vol de moto , le conseil a souhaité que la cour reste dans la logique de la grâce de Dieu qui a tout fait pour limiter les dégâts, pour décider de la durée du séjour carcéral des accusés.

A noter que l’élément déterminant qui a causé l’arrestation des braqueurs est lié au fait que la victime, dans le feu de l’action, a coupé le robinet d’essence, avant que la moto ne soit emportée.

Etant en panne de carburant, et trainant la moto volée, la population a rattrapé les voleurs, a révélé la victime, Charles Tohoun.

En délibérant, la cour a requis 7 ans de travaux forcés contre chacun des deux accusés et une somme de 200 mille F CFA, à payer à titre de dommage et intérêt à la victime qui s’est constituée partie civile.


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