Au plus 02 professeurs certifiés de Mathématiques existants pour un besoin de 150  environ dans les lycées et collèges publics de la Donga

Au plus 02 professeurs certifiés de Mathématiques existants pour un besoin de 150 environ dans les lycées et collèges publics de la Donga

Par: Boni N'yô SINASSON
02-10-2018

Djougou, 02 Oct.2018 (ABP)- Malgré les efforts inlassables du gouvernement à redorer le blason du système éducatif béninois,  environ quarante-huit et trente-six professeurs certifiés  respectivement en Mathématiques et en Français sont en manque dans les lycées et collèges publics du département de la Donga où l’on dénombre seulement au plus  02 professeurs certifiés de Mathématiques sur 600 enseignants Agents permanents et contractuels de l’Etat (Ape et Ace) toute discipline confondue, exerçant dans les établissements publics dudit département, a appris l’ABP de sources proches de ce sous-secteur.

Selon l’inspecteur Slassifi Dramane,  directeur départemental  des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle ( Ddestfp) de la Donga , dans ce département, il existe 63 établissements publics qui donnent de l’enseignement général dans 27 collèges au second cycle et 36  au 1er cycle, contre 03 établissements publics de formations professionnelles, 01 lycée technique agropastoral et 01 lycée technique commercial et industriel plus  un centre professionnel de formation et d’apprentissage donnant ainsi  au total 66 établissements publics dans ce département.

Des efforts inlassables du gouvernement pour assouvir les peines des acteurs de ce sous-secteur

 «  L’Etat a fait beaucoup d’efforts en matière d’infrastructures dans ce département »,       a reconnu le Ddestfp-Donga. D’abord au niveau de la direction départementale  des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle ( Ddestfp) de la Donga, rappelle-t-il,  pour le compte de l’année  scolaire écoulée ( 2017-2018), sur fonds propres ,  150 tables-bancs ont été réalisés et répartis dans les établissements suivant le déficit enregistré. «  Et ça, c’est déjà la main du gouvernement », a clamé l’inspecteur Slassifi Dramane. « En dehors de ces tables-bancs, il faut reconnaitre  que du point de vue infrastructures, le département de la Donga, comparativement aux autres départements, est ‘’ peu gâté’’ parce que la plupart des projets  qui viennent construire des modules,  interviennent aussi dans les autres types d’infrastructures », a-t-il déclaré avant de préciser qu’il a  près de 06 projets dans ce sens. Récemment, informe le directeur, le projet ‘’Paesb’’ est venu organiser des cérémonies de remise de deux modules de 04 salles de classes au Ceg3 Djougou, un module de 04 salles de classes au Ceg Baréi. Dans six autres collèges, le  même projet suit d’autres constructions  et au plus deux  ou trois  mois, ils vont livrer le reste des bâtiments qui sont en construction dans ces collèges, a-t-il fait savoir. Par ailleurs, certaines institutions se manifestent aussi.  « Nous sommes allés présenter nos doléances au niveau de certaines ambassades et qui viennent aussi nous porter aides et assistances dans ce sens », a expliqué M. Dramane. C’est le cas par exemple du Ceg Sérou qui est en train de bénéficier d’un module de quatre classes entièrement financé par le gouvernement des Etats-Unis  par le biais  de leur ambassade au Bénin.

Un surplus d’efforts  quand il reste à faire dans les collèges et lycées de la Donga

« C’est vrai, l’Etat a fait jusque-là un effort, mais tant que beaucoup de choses restent à faire, c’est un peu comme si rien n’est fait », a laissé entendre le pédagogue.

A l’en croire, dans les 66 établissements publics, avec  cette contrainte en tables-bancs et en salles de cours, on a autorisé 202 groupes pédagogiques au 2nd cycle et 532 au 1er cycle  soit 734 groupes. Il faut dire que ces groupes pédagogiques existent  avec un effectif un peu au-delà de la normale , pour lutter contre le déficit en tables-bancs  et en salles de classes ; sinon , on irait à plus de 734 groupes pédagogiques en respectant l’arrêté 151 qui fixe les effectifs à ouvrir par salles de classes en fonction que l’on soit dans un milieu rural ou urbain.

Dans l’ensemble de ces établissements, signale-t-il,  il existe 09 bibliothèques et 07 laboratoires avec un manquant  respectifs de 51 bibliothèques et 51 laboratoires. Pire, déplore M. Slassifi Dramane, ces  bibliothèques et  laboratoires existants fonctionnent  avec un matériel insuffisant et de mauvaise  qualité. Et du point de vue salles de classes, nous en avons 994 avec un manquant de 123 pour loger tous  les groupes pédagogiques existants. Au sujet des tables-bancs, on dénombre 12.132  avec un déficit de 2.743.  Par ailleurs, il  y a  600 Ape et  Ace actuellement dans les salles de classes avec un déficit de 384 enseignants au 1er cycle et 269 au second cycle ; soit un déficit de 653 enseignants pour les deux cycles.

Des dispositions pour juguler le déficit en personnel enseignants

« Aujourd’hui, le gouvernement a pris  toutes les dispositions pour une couverture totale des heures qui seront exécutées dans le département de la Donga », a martelé le Ddestfp. Il a fait savoir qu’en  réalité l’autorisation leur a été donnée pour procéder au recrutement des enseignants vacataires qui viendront combler donc le déficit pour que la couverture  soit totale. Plus loin,  « actuellement sur instruction de notre ministre de tutelle (ndlr Professeur Mahougnon Kakpo), on a reconduit les enseignants vacataires  qui ont travaillé pour le compte de 2017-2018 et qui sont restés jusqu’à la fin de l’année », a affirmé l’inspecteur. Selon ses propos, les directeurs des établissements sont en train de faire le point après avoir attribué les heures aux enseignants Ape, Ace et aux anciens vacataires. Et après ceux-là,  fait-il remarquer, ils sont en train de déposer à la Ddestfp, les points et besoins en heures non couvertes par disciplines et par cycles d’ici là, la couverture sera totale.

Des efforts de recrutement oui, mais le vrai mal est là

Aux dires de l’inspecteur Dramane, le problème  ne se pose pas en termes de couverture  totale ou du nombre d’enseignants qu’il faut ; mais plutôt  en termes de qualité. Pour lui,  c’est vrai le déficit qui va jusqu’à 653 enseignants pour le département sera comblé avec les enseignants vacataires ; mais ces derniers, hebdomadairement ne font pas 18 heures ou 20 heures de cours selon qu’on soit détenteur du Bapes ou du Capes. Cela fait qu’il aura un nombre de vacataires supérieurs à l’effectif sus-énumérés. De ce fait, souligne-t-il,  la véritable difficulté dans le département de la Donga, c’est par rapport au profil à recruter.

La quantité d’enseignants oui, mais la qualité fait souvent défaut par endroits dans les lycées et collèges de la Donga

 «  Sur les 600 enseignants qui exercent actuellement et qui sont présents (Ape et Ace), nous avons un manquant de 48 professeurs certifiés de Mathématiques et 36 professeurs certifiés de Français », a fait savoir le Directeur départemental. Selon son constat, les profils d’enseignants de Maths et de Français sont difficiles à trouver parmi les enseignants qui postulent pour être vacataires et combler le vide créé. Même au 1er cycle, en Maths, il y a  par exemple dans ce département,  un besoin de 60 professeurs détenteurs de Bapes  et  95 en Français. A en croire Slassifi, parmi ceux qui ont déposé leurs dossiers, il n’y a pas ce profil. « C’est pour vous dire que, même si la couverture a été totale du point de vue qualité, il y a un problème », a-t-il dévoilé avant de faire comprendre aux uns et aux autres qu’on fait avec le profil trouvé  sur la main.

Plusieurs raisons des résultats très peu reluisants aux différents examens scolaires dans ce jeune département du septentrion

 « Dans un département où un besoin en professeurs de Mathématiques pour une couverture totale fait environ 150 et en termes d’existants Ape et Ace, nous n’avons qu’au plus 02 professeurs certifiés de Maths, cela permet donc à tout le monde de lire les résultats que nous obtenons chaque fins d’années dans ce département », a souligné le Directeur départemental.

Le système des classes volantes, un autre pan d’échecs

Selon  Slassifi Dramane, le vocable de classes volantes, n’existe que dans ce département. « C’est vrai, nous avons des classes volantes et lorsqu’un collège fonctionne avec ces classes volantes d’abord il sera difficile au censeur de respecter le quota horaire exigé. Il lui  sera aussi difficile de respecter les moments d’attentions où il faut placer les jours de cours pour que l’élève tire le maximum de ce qui sera fait », a-t-il dit. Aux dires de l’inspecteur, pour régler ce problème, à l’interne des établissements  sont  allés au-delà des effectifs qu’on ne devrait pas tolérer.

L’éducation pour tous, une affaire de tous !

« Aujourd’hui, nous disons l’Etat, l’Etat ; mais l’Etat ne peut pas tout faire », a déclaré expressément  l’inspecteur. Selon Slassifi Dramane,  l’éducation, c’est l’affaire de tous. Selon ses analyses des faits. En réalité, c’est beaucoup plus aux communautés locales d’aller véritablement faire le diagnostic et se demander quels sont les problèmes de l’école qu’ils peuvent eux-mêmes  prendre en charge.  Pour lui, L’Etat joue déjà sa partition fait-il savoir avant de se poser certaines interrogations.  Pour lui, «  Quelque part, l’on se demande si nos populations ont bien compris que si nous sommes à l’étape d’une éducation pour tous, l’Etat ne pourra pas tout faire ».

Quelles approches de solutions pour l’effectivité d’une éducation pour tous et par tous ?

Pour le Directeur départemental, Puisque c'est sur demande des populations elles-mêmes que l’Etat rapproche l’école d’elles, elles ( populations) doivent s’asseoir, par le biais du bureau de l’Association des parents d’élèves (Ape), pour réfléchir à comment palier aux insuffisances. Mieux, propose-t-il, le bureau Ape et les membres de l’administration doivent se retrouver et expliquer à la population, les volets qui peuvent être pris en charge par la localité. « Et ça se fait par endroits, il y en a parce que ça fait deux, trois, quatre classes ou quatre groupes pédagogiques volants, ils se disent : "nous pouvons, avec notre bâtons de pèlerins, aller vers les personnes de bonnes volontés, les structures qui peuvent, peut-être nous aider" ou si c’est par des cotisations qui ne fatiguent pas les parents et voir comment prendre en charge la construction des modules de deux salles de classes . Et ce, avec un projet de deux ou trois ans, c’est des choses faisables », a confié le Directeur. Toutefois, déplore-t-il, Il y en a, « quand vous allez dans leurs établissements, les salles sont disponibles mais il n’y a pas de tables-bancs, ça c’est inadmissible ». Pour lui, « lorsqu’on vous porte le bagage jusqu’aux genoux et vous n’êtes pas capables de l’amener jusqu’à la tête, mais vous n’aurez plus des gens à vous venir en aide quand d’autres problèmes vont se poser à vous ». Pour finir, Slassifi Dramane a souhaité que nos populations se montrent vraiment proches de l’école et se dire que les gens sont prêts à accompagner l’Etat dans ce qui se fait déjà.

Par Boni N’Yô SINASSON 


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