Changements  climatiques : Plaidoyer pour un véritable engagement

Changements climatiques : Plaidoyer pour un véritable engagement

Par: Boni N'yô SINASSON
22-03-2019

Djougou, 21 mars 2019 (ABP)- Depuis le début du XXème, les scientifiques ont observé une  modification qui ne peut être attribuée entièrement à une quelconque "influence"  du passé. Ce changement du climat, également connu sous l’appellation  réchauffement planétaire s’effectue beaucoup plus rapidement que tout autre  changement relevé par les humains. Les changements climatiques ont des  répercussions sur presque tous les aspects de notre vie. Si l’humanité toute  entière ne prend pas la mesure de la situation, nos écosystèmes souffrent d’une  perte de la biodiversité et de l’habitat naturel, a-t-on constaté.  Il va falloir une prise de conscience  individuelle et collective tant internationale que locale pour la survie de  l’humanité.

Par Boni N’Yô SINASSON, Journaliste à l’Agence Bénin Presse (ABP) et Expert en Gestion des Risques et Catastrophes (GRC).

 

Une approche  mondiale nécessaire des changements climatiques

La première conférence mondiale sur le climat  tenue en 1979 à Genève, a conduit à l’établissement du programme climatologique mondial. C’est en 1988 que l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) et le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) ont créé le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) qui, en 1990, a remis son rapport d’évaluation sur l’état des changements climatiques prévoyant une hausse de 0,3 °C tous les dix ans au 21ème siècle.

Compte tenu du nombre croissant du public aux problèmes environnementaux mondiaux, la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) a été adoptée en 1992 et constitue la première étape pour répondre au problème posé par les changements climatiques. L’objectif ultime de la CCNUCC est donc de stabiliser les contradictions de gaz à effet de serre dans l’atmosphère à un niveau qui empêche toute perturbation anthropique dangereuse du système climatique dans un délai suffisant pour que les écosystèmes puissent s’adapter naturellement aux changements climatiques , la production alimentaire ne soit pas menacée le développement économique puisse poursuivre d’une manière durable.

 La convention est complétée notamment par le protocole de Kyoto entré en vigueur le 16 février 2005 qui met en place des objectifs juridiquement contraignants pour les pays industrialisés afin qu’ils réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). Il y a eu un nouvel accord mondial sur le climat à savoir l’accord de Paris adopté à l’occasion de la COP21 et la CCNUCC en décembre 2015.

Les gouvernements locaux et nationaux doivent collaborer plus étroitement pour s’attaquer au problème posé par les changements climatiques si le monde souhaite élaborer une réponse efficace, a affirmé en 2009, Ban Ki-Moon, Ex-Secrétaire général des Nations unies. Les villes peuvent jouer un rôle de premier plan pour le développement et l’innovation. Elles sont des centres de développement et d’innovation, grâce notamment aux divers réseaux sociaux et culturels, à la présence d’emplois hautement qualifiés aux échanges étroits entre la science et l’industrie, etc. Les villes occupent ainsi une position idéale pour tester des solutions d’adaptation et d’atténuation des changements climatiques, selon Ban Ki-Moon.

Il  est temps alors que des solutions locales et des réponses à ces changements climatiques soient véritablement préconisées afin que les individus, les communautés ou les gouvernements exploitent les pouvoirs de la technologie, de la science, de l’activisme des communautés, des politiques ou autres pour résoudre à cette crise climatique.

 

Comment les  conseils locaux redéfinissent-ils leurs villes pour qu’elles soient vertes et  durables au Bénin ?

Silbawézé Boukari, géographe de formation et chef service des domaines publics et de la viabilité urbaine à la mairie de Djougou dans le département de la Donga, pense que les conseils communaux présentement, n’ont pas cette vision de redéfinition de villes vertes et durables. Sinon, soutient-il, les gens sont capables aujourd’hui de transformer leurs villes selon leurs objectifs. Pour le géographe, on peut transformer la ville pour lutter contre les changements climatiques. En ville déjà, fait-il constater, l’effet de l’homme fait que, quand l’on initie quelque chose dans ce sens, ce n’est pas souvent facile. Il faut vraiment une volonté pour donner à la ville, ses lettres de noblesse avec la foresterie urbaine, à travers l’application des espèces à croissance rapide ; car la destruction des sols, la pollution par les sachets plastiques, les déchets ménagers et les huiles de vidange, etc., ralentissent la fertilité des sols,  sans oublier la non-disponibilité des terres cultivables en ville.

Pour donner de la verdure à la ville le chef service des domaines publics et de la viabilité urbaine affirme qu’il faut apporter à la plante tout ce qu’elle devrait avoir s’il elle était en brousse dans un écosystème favorable. « Mais nos politiques ne regardent pas cela », se désole-t-il faisant constater que c’est pourquoi pendant  la saison sèche  surtout de mars  à mai nous subissons atrocement les effets de la chaleur.

Depuis l’ère de la décentralisation en 2003 au Bénin, rappelle-t-il, chaque politicien vient avec ses objectifs alors que normalement, ce sont les conseils communaux qui devraient réfléchir pour donner une orientation à la ville. Mais ce n’est qu’une réaction éphémère  constatée dans leurs rangs ; car selon Silbawézé Boukari, ces élus locaux contribuent  même davantage à installer les changements climatiques. Et pour cause, se justifie-il, aujourd’hui, on voit des gens couper anarchiquement les espèces  végétales telles que le karité, le néré, etc. Or lorsqu’on coupe par exemple un pied de karité, il faut une dizaine d’années pour retrouver cette même espèce se régénérer si réellement il y a les rejetons de cet arbre dit-il.

Aujourd’hui, signale l’agent de la mairie de Djougou, dans l’activité de la production, les paysans dévastent des centaines d’hectares. Au niveau d’une superficie d’un hectare, affirme-t-il et ceci sans oublier les bois de feu et de  charbon,  certains agriculteurs  détruisent au passage toute la végétation naturelle pour mettre 100 plants sans respecter les critères de défrichage consistant à laisser au moins, en dehors des plants protégés, 25 pieds.

Le Capitaine Ahamed Tadé, Chef service conservation et promotion des ressources naturelles à la direction départementale Donga des eaux, forêts et chasse, pour sa part reconnait que les élus locaux redéfinissent leurs villes en fonction de ce qu’ils ont pu arrêter dans leur Plan de développement communal (PDC). Car selon lui, ils sont intimement liés à ce PDC et s’il y a une action à mener, ils vont puiser dans ce document stratégique pour lutter contre les effets pervers des changements climatiques afin de rendre les villes plus vertes.


Qui a planté un arbre  n’a point vécu inutilement

« Je pense que l’arbre dans la vie de l’homme, c’est important puisque c’est la seule créature de Dieu capable d’absorber les rayons solaires, capable  de lutter effectivement contre les effets pervers des changements climatiques », a-t-il indiqué avant d’ajouter que ce sont les arbres qui attirent la pluie. Autrement dit, tant qu’on n’a pas d’arbres, on n’a pas la pluie et tant qu’on n’a pas la pluie, pas d’eau. Et sans l’eau, il n’y a pas de cultures vivrières et par conséquent, c’est la famine qui s’en suit avec ses corollaires. 

Vu l’importance de l’arbre, le capitaine Tadé a profité pour remercier l’ancien Président de la République du Bénin, le Général Mathieu Kérékou qui selon lui, a très tôt, dans les années 80  instauré au Bénin, la Journée nationale de l’arbre (JNA), célébrée tous les 1er juin de chaque année. Et dit-il, c’est cette journée qui lance  la campagne nationale de reboisement.

Les élus locaux se sont appropriés de cette journée nationale en ce sens qu’aujourd’hui, toutes les communes essayent quand même de l’organiser à leur manière en fonction de leur budget.

Selon le Chef service conservation et promotion des ressources naturelles, les ressources forestières sont au cœur de la vie de l’homme ajoutant également  sans la forêt, il n’y a pas aussi une éducation de qualité parce que c’est elle qui nous fournit par exemple la craie, les tables et bancs dont nos enfants ont besoin pour s’instruire.

En tant que fonctionnaires de l’Etat, techniciens et conseillers techniques des élus locaux, les forestiers apportent leurs expertises afin d’atteindre cet objectif, a martelé le Capitaine des eaux et forêts.

 

La lutte contre  les changements climatiques, une affaire de tous !

« A la Direction départementale de l’agriculture, l’élevage et la pêche (DDAEP),  notre rôle  au niveau de l’environnement et du climat, c’est d’aller  vers les nouveaux entrepreneurs qui ont de grandes entreprises qui détruisent le couvert végétal », a laissé entendre Akondé Moumouni Karim, point focal environnement et climat de la DDAEP/Donga. Ils leur apportent  des conseils  pour pouvoir compenser un peu ce qu’ils ont détruit après la réalisation de leurs infrastructures et autres.

Actuellement, dans le département de  la Donga au nord-Bénin, il y a une quinzaine de  projet et micro-projets (dont PADA-PPEAO) intervenant dans le maraichage, l’apiculture, la pisciculture, l’élevage des ruminants. Au niveau de la pisciculture, détaille M. Akondé, la DDAEP/Donga fait tout pour que l’environnement ne soit pas tellement pollué par les eaux usées. A cet effet, les agents de cette structure étatique vont voir comment les pisciculteurs accueillent et exploitent ces eaux usées de leurs étangs piscicoles.

Le projet PADA-PPEAO, indique-t-il, a accepté après le contrôle de la DDAEP, de financer pour construire les locaux de collecte de ces eaux usées et les exploiter également. « On a un œil bien regardant pour que ces eaux usées n’aillent pas  polluer celles à usage public », a-t-il rassuré précisant également que quant à la transformation, l’exploitation des eaux usées est plus facile qu’au niveau des étangs piscicoles.

Abordant l’activité maraîchère,  Akondé Moumouni Karim a insisté sur le fait qu’il ait moins de produits phytosanitaires. Puisque selon lui, ces produits détruisent énormément des insectes mêmes utiles.  Tout en évoquant leur rôle à la Direction départementale de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, il a ajouté qu’actuellement le gouvernement béninois est dans une politique  qui consiste à amener les citoyens à ne plus utiliser les produits tout venants et envisage même de sortir des agréments pour ceux qui veulent désormais créer des structures de vente d’intrants agricoles. « Sans agrément, plus personne ne sera autorisée à  exposer et vendre comme à l’accoutumée dans les marchés. Nous luttons sévèrement contre tous ces mauvais comportements  parce que les frontières sont aussi contrôlées », a insisté le point focal environnement et climat à la DDAEP/Donga.

Au niveau des grandes productions, nos parents pour installer leurs exploitations, détruisent tout le couvert végétal, a-t-il constaté ; car c’est un peu  difficile pour certains de laisser 25  plants  à l’hectare.  Alors là,  la DDAEP les conseille, à défaut de laisser 25 plants à l’hectare, de faire des bandes et entre deux bandes, laisser un espace et l’enrichir en plants pour que le couvert végétal puisse se retrouver à chaque bande de  5 ou 10 ha.

Parlant de l’élevage, cette structure de l’Etat, aux dires de M. Akondé, veille à ce que les éleveurs ne s’installent pas au beau milieu des concessions et ceci à cause de l’odeur énorme que dégage cette activité. « Nous donnons des conseils aux éleveurs pour le choix de leurs sites d’installation et nous luttons également contre la transformation des produits qui ne respectent aucune norme d’hygiène et polluant l’environnement », a-t-il souligné.

 

Réactions des  communautés autochtones  face aux  changements climatiques

Pour le fonctionnaire des eaux et forêts, les communautés locales vivent les effets des changements climatiques en fonction de leurs savoirs endogènes. Par exemple,  le paysan,  compte tenu du déficit d’eau va à la recherche des semences qui résistent aux changements climatiques, a-t-il indiqué. Par ailleurs, informe le Capitaine Tadé, le paysan, au lieu de produire plusieurs spéculations à la fois, sans savoir ce qui viendra à l’avenir, préfère sélectionner un certain nombre pour pouvoir s’en sortir.

Pour faire face aux changements climatiques, une autre manière constatée, l’agriculteur ne se limite plus  uniquement à l’agriculteur, il essaye de compléter un peu l’élevage des animaux pour établir un peu l’équilibre financière, a-t-il révélé.

 

Ce que pensent  les techniciens pour l’adaptation aux changements climatiques dans le domaine  de l’agriculture

 Pour Ahamed Tadé, aujourd’hui on n’a plus besoin de théories pour lutter efficacement contre les changements climatiques. Selon lui, ces changements climatiques doivent nous amener à penser autrement. Penser autrement, à l’en croire, veut dire travailler un peu sur les semences et spéculations que nos paysans utilisent. Il faut que ça soit des semences adaptées aux changements climatiques, c’est-à-dire, des semences dont le patrimoine génétique  a été modifié (et non les Organismes génétiquement modifiés (OGM), a proposé l’officier des eaux et forêt. A cet effet, Ahamed Tadé a,  dans son argumentaire, pensé qu’il faille faire appel aux spécialistes pour que désormais l’on ait des semences adaptées aux changements climatiques  afin de rendre la vie facile à nos paysans.

Les semences à  cycle court oui ; mais le prix du kilo n’est pas à la taille d’un paysan  moyen

Qui parmi nos producteurs peut enlever l’argent pour acheter par exemple le maïs précoce dont le kilo se vend à 400 Fcfa ? S’interroge Silbawézé Boukari. Apparemment, dit-il, il faut  20 kg/ha. Or c’est dans ce sens que certains projets arrivent à conseiller les producteurs pour leur dire en sorte qu’ils se lancent vers les cultures à cycle court, a-t-il laissé entendre. Par rapport à la production agricole, c’est seulement ce que nous pouvons faire pour lutter contre ces changements climatiques, a-t-il affirmé.

A côté de tout ce qui précède, fait-on savoir, il y a plusieurs projets qui tentent d’accompagner les agriculteurs dans d’autres domaines agricoles notamment le reboisement, a renchéri Ahamed Tadé.

 

Le droit  foncier, toujours  incompris par les  communautés autochtones au Bénin ?

Selon Ahamed Tadé, les communautés autochtones  arrivent à protéger leurs droits fonciers à leurs manières quand bien même le code foncier  a été voté.

Silbawézé Boukari, chef service des domaines publics et de la viabilité urbaine de son côté pense que  lorsqu’on parle du  foncier, il faut des processus avec beaucoup d’éléments. Or, dit-il, les gens ne connaissent même pas exactement les limites de leurs domaines. Selon lui, il faut avoir des documents qui attestent qu’on est propriétaire terrien. « Actuellement dans nos zones, ce sont des collectivités  qui possèdent ces propriétés », martèle-t-il avant de préciser que même si le chef de la collectivité meurt, c’est un autre membre de la famille qui va prendre cette responsabilité. Dans le foncier affirme-t-il, on n’est pas encore arrivé à avoir des gens pour représenter une collectivité dans une région afin de constituer des dossiers pour avoir des  une attestation foncière ou un titre foncier. C’est compliqué, mais avec les partenaires qui nous aident dans certaines zones  à faire le Plan foncier rural (PFR). Avec le PFR, les propriétaires terriens ou présumés sont à même de montrer les limites des terres de que leurs  parents   leur ont léguées, a laissé entendre  le chef service des domaines publics et de la viabilité urbaine à la mairie de Djougou. Il a souligné également qu’aujourd’hui, la  terre prend de la valeur et certains briment les autres pour avoir de numéraires.

 

La nécessité de  réserver des terres pour la protection du couvert végétal

Vu les effets pervers de ces changements climatiques, le géographe Silbawézé Boukari suggère que les propriétaires terriens ciblent des zones à ne pas vendre et les valoriser en mettant par exemple des espèces  végétales à croissance rapide. Et cela va participer à la couverture du sol et permettre également à la nature  de trouver facilement ce qu’elle veut et par ricochet faire tomber la pluie.

 

Des savoirs  endogènes suffisent-ils pour l’atténuation des effets pervers des changements  climatiques ?

En attendant des startups prometteuses exploitant les puissances de la technologie et de l’innovation, certains  africains utilisent  en lieu et place leurs savoirs endogènes.

Les  africains  possèdent certes des savoirs endogènes pour provoquer les pluies, mais ces pouvoirs   n’ont pas une étendue à l’échelle nationale ou internationale a laissé entendre  M. Boukari. A l’en croire, ils font recours à des pratiques endogènes par exemple immoler  un bœuf noir ou autres sacrifices selon les zones. Et effectivement, soutient-il, après ces différents sacrifices, dès le retour au bercail, ils sont  mouillés par la pluie.

 

Quelle est la contribution  de la jeunesse dans la lutte contre ces changements climatiques ?

Il va falloir que  la jeune génération s’organise efficacement  pour influencer les gouvernements internationaux sur les politiques de lutte contre les changements climatiques.

Aujourd’hui les jeunes en grande majorité ne veulent plus travailler ; mais ils veulent le gain facile, fait remarquer M. Silbawézé. Même nos Etats n’arrivent pas à convaincre les grandes firmes internationales sur les questions des changements climatiques. Quand les décideurs vont pour les Conférences des parties (COP), c’est pour discuter  réellement des changements climatiques ; mais les grands pays du nord  mettent du temps à accepter.

« Moi je pense normalement que le débat devrait se situer non seulement à la base ; mais aussi au niveau local, communal et national », a déclaré l’agent de la mairie de Djougou. Pour  le chef service des domaines publics et de la viabilité urbaine à la mairie de Djougou, si entre temps, nos 77 communes du Bénin reçoivent de la base, des jeunes qui se mobilisent pour propulser normalement,  ces communes devraient régler un tant soit peu  les problèmes des changements climatiques. Et c’est le national, dit-il, qui va amener les approches de solutions très loin parce que à chaque COP, le pays se mobilise pour envoyer des experts  se prononcer sur les questions de ces changements climatiques.

 

Mieux  s’organiser pour bénéficier des appuis techniques et financiers

Pour  Akondé Moumouni Karim,  la DDAEP (Direction départementale de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche)  travaille plus avec ceux qui ont rédigé des projets surtout pour que l’Etat leur finance. A l’en croire, la Banque mondiale est tellement regardante dans l’environnement et le climat qu’il faut préserver, car il y a des normes. Lorsque les agents de la DDAEP vont  vers ces projets et que ces derniers ne respectent pas ces normes, ils leur présentent exactement ce qu’il faut faire pour pouvoir compenser ce qui a été détruit du climat.

Au niveau de certains Etats, des financements dorment et normalement les jeunes devraient rédiger des projets ou micro-projets sur l’environnement afin de bénéficier de l’appui financier, a martelé M. Boukari. Étayant ses propos, il a affirmé que le Fond vert pour l’environnement, dispose des financements que peuvent exploiter les gens pour régler les problèmes de reboisement par exemple.



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