Coupable de coups mortels Théodore Tossa écope 15 ans de réclusion criminelle

Coupable de coups mortels Théodore Tossa écope 15 ans de réclusion criminelle

Par: Jean-Marie NAFONHUNDE
21-05-2019

Cotonou, 20 mai 2019 (ABP)- Le tribunal de 1ère instance de Cotonou, a condamné ce lundi dans sa salle G, à 15 ans de réclusion criminelle, Théodore Tossa, de nationalité béninoise, âgé de 25 ans au moment des faits, accusé d’avoir un meurtre sur la personne de Mamadou Sinka au quartier Enagnon à Akpakpa Dodomè à Cotonou.

Selon les faits, Théodore Tossa, de nationalité béninoise et Mamadou Sinka, de nationalité nigérienne, sont des amis et habitaient tous deux (02) au quartier Enagnon à Akpakpa Dodomè à Cotonou. Le dimanche 25 janvier 2009, aux environs de 19 heures, les deux (02) amis se sont retrouvés au niveau de la berge lagunaire, de ladite zone, pour une lutte traditionnelle amicale. C’est ainsi que Théodore Tossa a été, à deux reprises, terrassé par son ami Mamadou Sinka. Hué par l’assistance et se sentant humilié et blessé dans son amour propre, Théodore Tossa a provoqué une bagarre mais ils ont été immédiatement séparés. N’ayant pas digéré une telle humiliation, Théodore Tossa aurait menacé de rendre le coup à son adversaire. Sans désemparer, il s’est alors retiré à son domicile pour y chercher un couteau au moyen duquel il a poignardé Mamadou Sinka au niveau du thorax avant de repartir vers son domicile. Transporté d’urgence au Centre hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (CNHU-HKM) de Cotonou, Mamadou Sinka est décédé aussitôt des suites de ses blessures. Interpellé et inculpé de meurtre Théodore Tossa n’a reconnu les faits à aucune étape de la procédure, il a reconnu cependant s’être bagarré avec Sinka Mamadou.

Devant le tribunal l’accusé Théodore Tossa, a reconnu s’être bagarré avec Mamadou Sinka mais est resté constant à dire qu’il n’a pas voulu le tuer et précisant qu’il ne l’a pas poignardé avec un couteau. Il a reconnu lui avoir donné un coup de poing à la poitrine. Pour l’accusé le mobile du combat éclaté est l’argent que la victime lui a demandé et qu’il a refusé, et non la version selon laquelle c’est l’échec et la honte essuyée au cours du combat traditionnel.

Selon le témoignage de monsieur Ali Osséni, présent sur les lieux du crime et parent de la victime, la victime et l’accusé sont des amis et ces derniers ont l’habitude de causer, de s’amuser et de se livrer à ce jeu de combat traditionnel sans incident. L’objet bague pointu ou poignard déclaré avoir occasionné la blessure mortel au thorax de la victime n’est pas été retrouvé. Par ailleurs la déclaration de l’accusé aujourd’hui parlant de mur tombé sur la victime n’a jamais été soulignée dans les procès verbaux à l’enquête préliminaire et nulle part tout au long de la procédure.

Au regard du débat, des contenus des déclarations faites dans les procès verbaux et autres pièces, le ministère public, représenté par Mario Elonm Mètonou, a demandé de retenir l’accusé, Théodore Tossa pour meurtre et ce, après avoir démontré que les éléments du crime de meurtre à savoir les éléments légal, matériel, intentionnel mis à la charge de l’accusé sont réunis. Le ministère public a demandé enfin au TPI de condamner l’accusé à vingt (20) ans de réclusion criminelle.

Me Enosch Chadaré, a plaidé l’acquittement au bénéfice du doute voyant que les propos rapportés et les témoignages ont été la base de la réquisition du ministère public.

L’accusé prononçant ses derniers mots, a demandé la clémence des parents de la victime, du TPI tout en demandant le repos de l’âme du défunt et en promettant de ne plus commettre de crime.

Le TPI annonçant le verdict, a dans un premier temps déclaré que l’infraction de meurtre dont Théodore Tossa est accusé, s’analyse plutôt en coups mortels. Sur ce, le TPI a disqualifié d’abord le crime de meurtre en coups mortels puis a retenu Théodore Tossa dans ce lien de chef d’accusation et l’a condamné à la peine de quinze (15) ans de réclusion criminelle.

En détention préventive le 28 janvier 2009, l’accusé retourne en prison pour environ cinq (05) ans avant de retrouver sa liberté.

La présidente du TPI ayant statué sur le sort de l’accusé est Ghislaine Zodéhougan Batcho, les assesseurs sont Mrs Nadjimou Gado, Valentin Kakpo, Freddy Yèhouénou, Armel Azodogbèhou, le ministère public est représenté par Mario Elonm Mètonou, Me Fousseni Abdoul Djalilou a tenu la plume.


ABP/JMN/CG


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