Dame Sambéni Martine condamnée à 5 ans de travaux forcés pour coups mortels

Dame Sambéni Martine condamnée à 5 ans de travaux forcés pour coups mortels

Par: Isidore ATINDEYETIN
06-06-2018

Abomey, 06 Juin  (ABP) – La cour d’Assises d’Abomey, a connu mercredi au 17ème dossier inscrit au rôle provisoire de la 1ère session, la comparution de dame Sambéni Martine, 34 ans, mère de cinq (05) enfants, accusée de coups mortels sur Christine Sannongou, âgée de 13 ans, lors d’une bagarre à Agboro-Kombo, arrondissement de Kilibo.

A la barre ce jour, l’accusée a nié en bloc toutes les déclarations qu’elles à faites tant à l’enquête préliminaire que devant le juge d’instruction. A ces étapes, dame Sambéni Martine avait reconnu avoir porté des coups de mains sur la personne de la fille Christine Sanongo, lors d’une bagarre.

Le récit des faits renseigne que dans la matinée du 24 février 2014, au cours d’une cérémonie rituelle organisée par Nambouani Sanhouango Benoît à Agboro-Kombo, arrondissement de Kilibo, en mémoire de son feu père, Sambéni Martine, l’épouse de celui-ci, a constaté la disparition de son téléphone portable et soupçonna Tagali Adjoua, qui était assise à côté d’elle.

Une vive altercation s’en est suivie qui a dégénéré en bagarre. C’est alors que Sannongou Christine, âgée de 13 ans, qui vit sa mère en  difficulté alla à sa rescousse, mais fut tabassée par Sambéni Martine et son fils Nambouani Nanwin alias Emmanuel, âgée de 14 ans.

Evacuée au centre de santé de Kokoro pour les premiers soins, Christine Sannongou a été transférée le même jour à l’hôpital saint Martin de Papané où elle rendit l’âme aussitôt après son admission.

Interpelée et inculpée de coups mortels, Sambéni Martine après moultes tergiversations a fini par reconnaître les faits mis à sa charge.

Ce jour à la barre, l’accusée ayant réfuté toutes les déclarations, faites aux étapes précédentes, je cite « Je reconnais avoir porté des coups à la fille, mais je ne peux pas indiquer réellement l’endroit », « C’est avec mes mains que j’ai donné les coups », « C’est aussi avec les mains que Emmanuel lui a donné les coups », a déclaré n’être pas présente sur les lieux de la bagarre.

Les déclarations de son mari Nambouani Sanhouango Benoît, et de son fils  Nambouani Nanwin alias Emmanuel, sont venues en contradiction aux propos de l’accusée à la barre. Ces deux personnes ont affirmé que l’accusée se battait avec la mère de la victime,  Sannongou Christine, mais qu’ils n’ont pas su si elle a porté des coups à la victime Sannongou Christine.

Ils ont aussi souligné que la victime Christine Sannongou, était de son vivant une maladive.

Cependant, Nambouani Nanwin alias Emmanuel, le fils de l’accusée, a reconnu avoir porté des gifles à la victime qui était venue le provoquer lors de la bagarre.

Dans ses réquisitions, le ministère public a fait savoir que la violence est inadmissible dans une société civilisée comme la nôtre, raison pour laquelle, la violence sous toutes ses formes est interdite et punie par les textes en vigueur.

A l’analyse juridique des faits, l’avocat général a établit que l’accusée à l’intention de donner la mort à la fillette, en portant atteinte à son intégrité physique.

De ce fait, il a retenu 10 ans de travaux forcés contre Sambéni Martine, mise en détention le 11 mars 2014.

Les conseils de l’accusée ont  plaidé l’acquittement pur et simple de leur cliente, en raison selon eux, du doute constaté dans les faits relatés.

Pour les conseils Friggens Adjavon et Gervais Houndété, le doute résident dans le fait qu’il est difficile de dissocier le coup fatal qui a emporté la victime Sannongou Christine, dans une bagarre où des coups venaient et allaient dans tous les sens.

Aucun certificat médical, ni certificat de décès, n’est fourni pour apprécier les circonstances réelles du décès de la victime, ont déploré Me Adjavon et Houndété, qui y souligne des circonstances qui font toujours appellent au doute.

Revenant à la charge, l’avocat général a mentionné qu’il n’est pas d’obligation dans cette circonstance, de prouver le décès de la victime par une pièce médicale. « Christine est venue à la rescousse de sa mère et c’est dans ce cas que les coups mortels reçues ont un lien dans cette bagarre qui implique l’accusée, puisque l’accusée même a reconnu à l’instruction avoir porté des coups à la victime », a rétablit le ministère public, évoquant la responsabilité pénale de dame Sambéni Martine.

Dans son arrêt de condamnation, la cour a déclaré Sambéni Martine, coupable de coups mortels involontaires, des faits prévus et punis par les articles 309 alinéas 4, 149, 361 à 365, 7, 19 et autres du code pénal.

La cour  est composée de son président, Daniel d’Almeida, des assesseurs Léopold Colli et Bienvenu Anagonou. Mr Jonas Konon a représenté le ministère public et Me Alain Kakpo Ayikoué a tenu la plume.


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