Djessouwa Ahoui et Sèdegnan Alexandre renvoyés à une session ultérieure

Djessouwa Ahoui et Sèdegnan Alexandre renvoyés à une session ultérieure

Par: Rodéric DEDEGNONHOU
24-07-2018

Cotonou, 24 juillet 2018 ( ABP)- La Cour d’assises de Cotonou a, ce lundi, renvoyé à une session ultérieure le dossier de crime de meurtre commis au début du mois de juin 2015 sur la fille Dorcas, élève à Sèhouè, par les sieurs Djessouwa Ahoui et Sèdegnan Alexandre, tous de nationalité béninoise, respectivement gérant de bar et étudiant, âgés de 25 ans et 23 ans dans le 6ème dossier inscrit au rôle provisoire de la session supplémentaire de 2018.

Me Arthur Ballè et son collègue Angelo Hounkpatin ont soulevé des préoccupations, en vue de la manifestation de la vérité au moment où Mme Marie José Pathinvo allait prendre ses réquisitions. Il était question de savoir d’où les accusés émettaient et recevaient leurs appels effectués la nuit du 03 au 04 juin 2015, date à laquelle Dorcas a été horriblement tuée. Ils ont unanimement demandé que la Cour renvoie le dossier à une session ultérieure pour qu’il soit en bon état de jugement.

Cette demande découle des déclarations faites ce lundi par les accusés Djessouwa Ahoui et Alexandre Sèdegnan à la barre et qui font planer le doute sur la position réelle de ces derniers au moment des faits, c'est-à-dire la nuit du 03 au 04 juin 2015. En fait, l’accusé Alexandre Ahoui, après s’être longtemps abstenu de dire la vérité, a après que le Ministère public lui a rappelé les différents appels qu’il a effectués dans l’intervalle du temps sus indiqué et après lui avoir posé des questions pertinentes, s’est mis à pleurer. Ensuite, après avoir été rassuré par le président de la Cour, Jules Chabi Mouka, l’accusé a deux fois de suite tourné la tête pour regarder son coauteur Alexandre Sèdegnan, un acte qui a étonné le président de la Cour qui a voulu comprendre. Djessouwa Ahoui a fini par dire : « Aujourd’hui est le grand jour. Je vais maintenant vous dire la vérité. L’auteur du crime est Djessouwa Ahoui. Si je vous avais menti, c’est à cause du père de mon coauteur qui est un charlatan redoutable et dont j’ai peur. Mon coauteur et moi étions allés ensemble à Sèhouè où se trouve ma copine. Il a voulu entretenir des rapports sexuels avec celle-ci après moi. Il l’a agressée parce qu’elle s’y est opposée. Lorsqu’elle a commencé à appeler mon nom, j’ai couru pour la secourir et c’est alors que j’ai vu ma copine mortellement atteinte. Moi-même en défendant cette dernière, Sèdegnan Alexandre m’a blessé au niveau de la paume de ma main. Tout s’est passé lorsque ma copine m’a accompagné à la selle dans la brousse. J’ai pris la fuite de peur d’être pris pour coupable et être victime de vindicte populaire. Car, Sèdegnan Alexandre s’est enfui. Il m’a même convaincu à laper avec lui un peu du sang de la victime avant de fuir».

Quant à Sèdegnan Alexandre, il a d’abord félicité la Cour pour son bon travail. Ensuite, il a laissé entendre qu’il n’était pas à Sèhouè au moment des faits et a soutenu mordicus cette version précisant qu’il était chez lui à la maison à Toviklin. Il a ajouté que Djessouwa Ahoui l’a plusieurs fois appelé par téléphone, indiquant les heures et les messages témoignant des appels. La liste des appels effectués en cette période avec Djessouwa Ahoui consultée, a confirmé qu’effectivement les deux se sont appelés. Ce qui reste à savoir, ce sont leurs positions géographiques pour être convaincu que les deux étaient effectivement ou non sur le lieu du crime. Voilà ce que recherche la défense à travers sa demande de renvoi du dossier.

Le Ministère public a demandé à la Cour d’accéder à leur demande et c’est ce que la Cour a fait, en renvoyant le dossier à une session ultérieure pour qu’il soit mis en état de jugement. Cette décision a été prise surtout pour une bonne administration de la justice et pour la satisfaction de tous.

Voici les faits : Pour éloigner sa fille Dorcas des relations amoureuses que le nommé Djessouwa Ahoui entretenait avec elle, son père l’a transférée du collège d’enseignement général de Toviklin à celui de Sèhouè, où il lui a loué une chambre non loin du collège. En dépit de cela, Djessouwa Ahoui rendait visite à Dorcas à Sèhouè à l’insu de ses parents. De peur que la fille lui échappe, Djessouwa Ahoui a commencé par menacer Dorcas ainsi que sa proche parente Véronique de façon récurrente. Ainsi, la nuit du 03 au 04 juin, Dorcas a été tuée à coups de poignard et son corps sans vie a été retrouvé sur un sentier à Sèhouè. Interpellé, Djessouwa Ahoui a cité son ami Sèdegnan Alexandre comme coauteur des faits de meurtre. Les deux accusés sont en détention préventive depuis le 16 juin 2015.

Le président de la Cour est Jules Chabi Mouka. Les assesseurs sont Malick Cossou et Angelo Togbé. Marie José Pathinvo représente le ministère public. Me Christophe Chéou a tenu la plume.

ABP/JMN/JFH


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