Recrudescence d’accidents de route au nouvel  an dans le Borgou : entre l’euphorie des fêtes et imprudence, les usagers paient le lourd tribu

Recrudescence d’accidents de route au nouvel an dans le Borgou : entre l’euphorie des fêtes et imprudence, les usagers paient le lourd tribu

Par: Boni N'yô SINASSON
09-01-2020

Parakou, 09 janv. (ABP) – Les décès du nouvel an sur les axes routiers dans le département du Borgou, dus notamment à la conduite en état d’ivresse dans l’euphorie des fêtes de fin d’année interpellent la conscience des usagers de la route, et appellent à la conscientisation des populations par les structures et services en charge de la sécurité routière. Censés être d’agréables moments de réjouissances où on se souhaite de bons vœux, ces accidents pour la plupart des cas mortels ont plongé nombre de familles dans la détresse et la désolation dans certaines localités du département du Borgou. 

L’euphorie des fêtes : une cause des drames routiers

Plusieurs accidentés sont admis aux services des urgences du Centre hospitalier universitaire départemental (CHUD) du Borgou, sentant des douleurs atroces, du fait des fractures et autres dommages corporels enregistrés dans la conduite en état ivresse notamment, sur les axes routiers. Entre le 1er et le 02 janvier du nouvel an, dans l’euphorie des fêtes, neuf (09) cas d’accidents, a confié Donald Djonlonkou, en service aux urgences du CHUD Borgou, ont été enregistrés. Parmi ces accidentés, informe Donald Djonlonkou, figure un (01) cas grave qui a été orienté en réanimation. Les autres cas liés aux traumatismes crâniens modérés et légers ont été référés au service de neurochirurgie, a –t-il rapporté. Par ailleurs, deux (02) patients ont fracturé des membres, a signalé l’urgentiste avant de préciser que la majorité des patients reçus étaient en état d’ébriété. « Ces cas d’accidents étaient dus en grande partie à l’alcool car les victimes étaient ivres », a-t-il soutenu.

Au lendemain du nouvel an, le 02 janvier, le pire s’est fait annoncer au moment où l’on s’y attend le moins. Le fléau de la route a de manière très lugubre, plongé dans l’émoi, affligé des familles. Un drame routier venait de faucher la vie à une dizaine de personnes. Il s’agit des passagers d’un véhicule de transport en commun,  qui reliait Sinendé à Parakou. Au total dix (10) personnes ont été tuées dans ce drame, qui a impliqué le véhicule en surcharge de passagers sur la route inter-Etat (RNIE) N°2 à la hauteur de Boko, un village de l’arrondissement de Sirarou, dans la commune de N’Dali.

Revenant sur les causes de l’accident, Marcellin Gbéto, le commissaire de l’arrondissement de Sirarou a indiqué que l’automobile accidentée avec dix (10) passagers à bord, est entrée sous la remorque d’un camion gros porteur en panne, et en stationnement sur la chaussée.

Accidents en période de fêtes : des conducteurs entre l’alcool et le non respect du code de la route 

En plus du non-respect des prescriptions de la route, ces accidents sont dus pour la plupart à la conduite en état d’ivresse, étant donné qu’en période de fêtes, la consommation de substances psychotropes et la démesure inhérente à la jouissance des fêtes de fin d’année conduisent à l’inattention, le manque de maîtrise de soi-même en toute chose, ont relevé les professionnels de la route et agents de sécurité publique.

Selon les analyses du Centre national de sécurité routière (CNSR), ce coup a été fatal aux passagers à cause de l’inattention du conducteur, a renchéri Hilaire Affoukou, Chef antenne CNSR zone Nord.

Les populations, les usagers de la route prioritairement, ont intérêt à s’autodiscipliner pour éviter de banals accidents dus à des erreurs humaines évitables, mais qui malheureusement emportent des vies humaines. Il convient de se mettre en conscience que « Chaque jour est un jour de fête », et que « la démesure et l’imprudence sont le levier des malheurs » qui accablent dans les instants de réjouissance. Pour preuve, affirme le Chef antenne CNSR zone Nord, « lorsque les idées d’un conducteur quittent la route pendant 10 secondes, il se déplace automatiquement de la route aussi sur 300 mètres sans se rendre compte qu’il est sur la route ». Toute chose qui pourrait avoir sa cause dans la démesure sous toutes ses formes et l’inattention.

Le conducteur de véhicule poids lourds, Moussa Abib, la quarantaine, retrouvé adossé ce matin du nouvel an à la remorque de son véhicule, l’air fatigué, a affirmé que la consommation de l’alcool, pendant les fêtes, les résolutions du nouvel an poussant à la recherche effrénée de gain, expliquent ce triste constat.  « Moi je dois trouver de l’argent pour la fête. C’est parce que je somnolais au volant depuis des heures que j’ai garé. Je reprends la route tout à l’heure après m’avoir débarbouillé un peu…. ». Il reprend son souffle après ces quelques mots lancés, bâilla et monta les escaliers de la locomotive.

« Au revoir mon ami, la route est longue et l’argent est à la destination », a lancé l’air dégagé, Moussa, visiblement éreinté, comme pour voiler les traces de la fatigue qui pourtant l’accablait.

Plus loin sur la gare Albarika de Parakou,, des racoleurs remplissaient un véhicule de transport en commun, dont le conducteur somnolait le front collé au volant. Des scènes qui expliquent à elles seules, la cause du malheur des passagers.  

Des conseils pour limiter les drames sur nos routes

La seule et meilleure condition pour réduire ou éviter les cas d’accidents de circulation, dira le commissaire Marcellin Gbéto, c’est de respecter le code de la route. Aux dires du commissaire, la police républicaine s’évertue tous les jours à  la répression des infractions dont l’excès de vitesse ; mais force est de constater que les usagers de la route continuent toujours de transgresser les prescriptions de la route, sous le regard impuissant des passagers, victimes de ces accidents, a regretté l’agent de police. Outre la lutte contre la conduite en état d’ivresse, l’usage du téléphone au volant, l’excès de vitesse, la surcharge, le non respect des panneaux de signalisation, sont autant d’infractions, source de graves accidents sur nos routes.

La prudence étant mère de  sûreté, les usagers de la route sont invités à tout temps, à prendre les précautions idoines,  pour éviter que de la joie à la tristesse, les moments de fête n’embranchent pas sur la piste du malheur.



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