Simon Hessou condamné à cinq ans de travaux forcés pour incendie volontaire

Simon Hessou condamné à cinq ans de travaux forcés pour incendie volontaire

Par: Rodéric DEDEGNONHOU
26-07-2018

Cotonou, 26 juillet 2018 (ABP)- La Cour d’assises de Cotonou a condamné, ce mercredi, Simon Hessou, âgé de 28 ans environ, maçon, de nationalité béninoise, à cinq ans de travaux forcés pour avoir volontairement provoqué l’incendie de la case de Anagonou Dossa dans le village Sèko-Agonsa le 1er janvier 2014.

Dans le but d’exécuter un programme de sortie qu’il avait établi avec le frère aîné de Simon Hessou, Anagonou Dossa s’est, le 1er janvier 2014, rendu au domicile de ceux-ci à Zéko-Agon dans la commune de Toffo où les deux frères se bagarraient. Il a entrepris de les séparer. Mécontent de cette intervention, Simon Hessou est allé acheter une boîte d’allumettes et a mis le feu à la case habitée par Anagonou Dossa. Il est alors interpellé et inculpé du crime d’incendie volontaire. Le rapport de l’enquête de moralité est favorable à l’accusé. Le bulletin n°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation antérieure. A l’enquête préliminaire et devant le juge d’instruction, selon les PV, Simon Hessou, a reconnu être l’auteur de l’incendie de la case d’Anagonou Dossa. L’enquête de moralité lui est favorable, mais souligne qu’il était saoul au moment des faits.

Aujourd’hui, à la barre, l’accusé Simon Hessou a nié les faits. Il a soutenu durant tout l’interrogatoire que l’incendie de la case de Anagonou Dossa a été causé par l’explosion d’une bouteille de gaz. Il a, en outre, expliqué que c’est la famille qui l’a déclaré auteur de l’incendie de la case de Anagonou Dossa.

Toujours à la recherche de la vérité, la Cour a fait comparaître Anagonou Dossa pour qu’il se prononce sur les déclarations de Simon Hessou. Prenant la parole, Anagonou Dossa a remis en cause cette version. Il affirme ne pas faire usage de gaz pour frire de la viande. Il a aussi précisé qu’il n’en possède pas. De plus, il a déclaré à la Cour que c’est un certain Christian qui aurait couru à sa rencontre pour lui annoncer que Simon Hessou aurait mis le feu à sa case.

Toutefois, il ressort du rapport d’expertise médico-psychologique et psychiatrique que l’accusé avait reconnu les faits et déclaré à l’expert psychiatre qu’il s’était servi d’allumettes pour incendier la case. Et selon des déclarations extraites du PV, une certaine dame du nom Alougbanon aurait vu Simon Hessou en train d’enflammer la paille de la case de Anagonou Dossa.

Au regard des débats, le Ministère public a demandé à la Cour de retenir l’accusé Simon Hessou dans les liens de l’accusation du crime d’incendie volontaire. Car, il n’y a point de doute sur la constitution effective du crime. C’est pourquoi il a demandé à la Cour de le condamner 15 ans de réclusion criminelle.

Anagonou Dossa ne s’est plus constitué partie civile. Il a expliqué que le père de l’accusé lui a payé 65000 francs CFA au titre des dommages causés.

La défense pense que la Cour est en train de faire le procès d’un innocent. Le conseil de l’accusé a soutenu que le malheur de ce dernier est parti des rumeurs. En clair, l’accusé pourrait être condamné à cause des rumeurs que dame Alougbanon, Sessou François et consorts ont colportées. Il a conclu que son client est victime de rumeurs publiques et essayé de convaincre les juges qu’il n’y a pas de preuve pour justifier sa culpabilité. Me Magloire Yansunnu a ensuite fait constater à la Cour que son client est un innocent qui a fini par s’accuser. Sinon comment comprendre que ce dernier qui n’a pas commis l’acte qu’on lui reproche a fini par dire « c’est moi, c’est moi, c’est moi ! » ? Face à une telle situation, la Cour doit savoir que « l’aveu n’est jamais la reine de la preuve ».

Sur cette base, la défense a demandé que la Cour relaxe simplement son client Simon Hessou où qu’elle le relaxe au bénéfice du doute.

La Cour va déclarer Simon Hessou coupable d’avoir volontairement mis le feu et incendié la case de Anagonou Dossa et l’a condamné à cinq ans de travaux forcés. Les frais de justice sont mis à la charge de l’accusé.

Simon Hessou est en détention préventive depuis le 06 janvier 2014. Il est retourné en prison pour purger le reste de cette peine.

Cette cour a été présidée par Georges Toumatou. Les assesseurs sont Zacharie Dah-Sèkpo et Oloushegun Tidjani Serpos. Marc Robert Dadaglo a représenté le Ministère public. C’est Me Christophe Chéou qui a gardé la plume.

ABP/JMN/JFH


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