Le warrantage, l’approche mise en place par ACMA2 pour éviter le bradage des produits agricoles dans le Plateau

Le warrantage, l’approche mise en place par ACMA2 pour éviter le bradage des produits agricoles dans le Plateau

01-01-2014

 Pobè, 22 janv. 2019 (ABP) – Financé par l’ambassade du Royaume des Pays-Bas près le Bénin et mis en œuvre par un consortium dirigé par le Centre international pour le développement des engrais (IFDC), le programme approche communale pour le marché agricole phase 2 (ACMA 2) est un projet qui vise généralement l'accroissement des revenus des acteurs agricoles directs et membres des pôles d'entreprise agricole, et l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations rurales au Bénin.


Trois question à...

 Pobè, 22 janv. 2019 (ABP) – Financé par l’ambassade du Royaume des Pays-Bas près le Bénin et mis en œuvre par un consortium dirigé par le Centre international pour le développement des engrais (IFDC), le programme approche communale pour le marché agricole phase 2 (ACMA 2) est un projet qui vise généralement l'accroissement des revenus des acteurs agricoles directs et membres des pôles d'entreprise agricole, et l’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle des populations rurales au Bénin.

Mis en œuvre dans des communes de plusieurs départements du pays dont celles du Plateau, le programme approche communale pour le marché agricole a, au cours de sa première phase, mis en place quelques dispositifs pour promouvoir les échanges commerciaux au Bénin et entre le Bénin et le Nigéria. Parmi ses dispositifs figure, en bonne place, le warrantage qui est une approche mise en œuvre pour l’accroissement des revenus agricoles des acteurs économiques à la base que sont les producteurs, les transformateurs et les commerçants dans les communes de Pobè, de Kétou, Sakété, Ifangni et d’Adja – Ouèrè, du département du Plateau. Dans une interview accordé à l’Agence Bénin Presse, Wabi Obadimèdji superviseur départemental pour le programme ACMA2 dans le Plateau, parle de ce système.


Qu’est-ce que le warrantage et pourquoi cela ?

Le warrantage est un système qui permet d’accompagner les acteurs dans le financement de leurs activités. Ils déposent leur production en garanti et obtiennent une partie (80%) du prix fixé pour la période. Au lieu de brader les produits, ils les déposent pour attendre les meilleurs moments, le meilleur prix. Ainsi, les produits ne sont plus bradés ou vendus à crédit par les acteurs comme par le passé. C’est une sorte de mise en place de crédit avec une garantie constituée par le produit déposé. Au lieu que pendant que le produit est moins cher sur le marché les acteurs le bradent, on leur demande de le déposer et quand le prix s’améliore, ils vont le vendre. Mais entre temps, ils prennent une partie de leur argent. Ceci est mis en place par une institution de micro finance qui après, fait ses calculs pour prendre ses intérêts et chacun a son compte. C’est ça l’essentiel du warrantage. Une fois les produits déposés, le programme ACMA2 suit l'évolution des prix sur le marché en même temps que les acteurs qui sont toujours aussi propriétaires.


Que retenir des éditions de warrantage qu’ont connu les acteurs agricoles dans le département du Plateau ?

Nous avons fait déjà au moins trois éditions de warrantage mais pour ACMA 1 et ACMA2. Pour l’édition de l’année en cours qui est celle de ACMA2, Adja – Ouère a fait du warrantage pour environ 91 tonnes d’huile de palme, Sakété a fait du warrantage pour 275 tonnes d'huile de palme, Ifangni en a fait aussi autour de 47 tonnes, Pobè 91 tonnes et Kétou a fait du warrantage pour 72 tonnes de maïs.


Qu’est ce qui explique selon vous la baisse du prix de l’huile rouge sur le marché cette année ?

C’est la situation économique. Le prix d’un produit agricole n’est jamais stable. C’est le marché qui décide du prix. On a connu cette année, l’avènement de l’huile de palme venant du Ghana. Cette huile a fait chuter considérablement le prix de l’huile rouge du Bénin. Ça a concurrencé sérieusement.


Que pense faire le programme ACMA pour éviter cette situation les années à venir ?

ACMA ne peut pas aller bloquer les frontières pour dire aux gens de ne pas venir avec leur huile. Ce que nous avons fait, nous avons aidé à avoir des huiles de qualité. Tous ceux qui viennent acheter de l’huile warrantée, savent que c’est de l’huile de qualité qu’ils achètent. Les gens achètent en fonction du prix de vente du marché. Une année s’en va et une autre s’en vient.


Concrètement que comptez-vous faire les éditions à venir pour plus de rentabilité aux acteurs ?

Ce n’est pas nous qui faisons bénéficier, c’est le marché. Tout ce que nous pouvons dire est que le crédit qui finance les activités de warrantage vienne à temps pour que les acteurs puissent déposer leurs produits en grande quantité. C’est aussi un avantage pour les acteurs de trouver les produits en grande quantité en un seul lieu pour acheter. C’est meilleur pour tout le monde. Ce faisant, il y a le produit de qualité puisque ce produit est contrôlé par le comité qui s’occupe du warrantage. Tout ce qu’on peut demander, c’est que les institutions de micro finance mettent en place à temps le crédit pour que chacun puisse être réglé et que les acteurs n’attendent pas une semaine, deux semaines ou plus, avant de rentrer en possession de leur fonds une fois le produit déposé.


Les acteurs souhaitent qu’entend qu’appui technique, le programme ACMA2 œuvre pour la régression de l’importation en la matière. Qu’en dite vous ?

C’est un rêve. Si le gouvernement n’a pas pu à cause de la qualité des frontières que nous avons. Ce n’est pas ACMA. ACMA n’est pas gendarme. Tout ce que nous faisons, c’est de faire en sorte que les gens que nous accompagnons aient des produits de qualité et en quantité.


Parlant de la qualité que fait ACMA pour que la qualité prônée soit de mise au niveau des différents produits ?

C’est déjà dans la formation, dans la matière première de qualité et dans le respect du processus de transformation. Ça, on est intransigeant dessus avec nos acteurs que nous accompagnons. C’est dit qu’ils doivent suivre le protocole correct. Ils savent à travers les différentes formations qu’ils ont reçu, qu’une fois le protocole suivi, le produit est de bonne qualité. A part ça, c’est l’acteur qui est responsable.


Qu’en est-il pour l’accroissement de la production ?

Pour l’accroissement c’est déjà qu’on apporte les intrants aux producteurs dans les champs. ACMA2 s’occupe de la production actuellement. On se bat pour avoir des intrants de qualité à mettre à disposition pour que les gens puissent produire à temps les plantations de l’huile de palme. Si on fait ça, les plantations des régimes seront plus de bonne qualité et pour l’augmentation des quantités. Surtout, on est entrain de rechercher aussi quels sont les équipements à mettre en place pour que la transformation de qualité se fasse parce que ici, on n’extrait pas vraiment l’huile dans les meilleures proportions. Ailleurs les gens font dans les 64% et 65% d’extraction mais ici avec les équipements rudimentaires on n’est pas encore à ces taux-là. C’est donc de nous battre pour avoir les équipements de bonne qualité pour que les extractions de bonne qualité se fassent.


Promettez-vous qu’au cours de la mise en œuvre de la phase actuelle du programme les acteurs vont bénéficier des équipements de bonne qualité dans le département du Plateau ?

Je ne peux rien promettre. Ma position d’agent de terrain ne promet pas mais constate que les gens en ont besoin et fait la suggestion à la direction qui va chercher les voies et moyens pour au moins déjà avoir des informations sur l’existence de l’équipement, qu’est-ce que ça coûte et qu’est-ce que le projet peut apporter en thème d’appui pour acquérir l’équipement.


Le programme ACMA2, faut-il le rappeler, intervient dans vingt-huit communes de quatre département du Bénin que sont l’Ouémé, le Plateau, le Zou et les collines. L’huile de palme, la noix palmiste, le maïs, le soja, l’arachide, le piment, le manioc et ses dérivés et le poisson sont les produits prioritaires sur lesquels travaille ce programme.


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