SYRIE: La défense antiaérienne syrienne abat plusieurs missiles d’origine incertaine

SYRIE: La défense antiaérienne syrienne abat plusieurs missiles d’origine incertaine

17-04-2018

La défense aérienne syrienne aurait abattu lundi 16 avril au soir des missiles entrés dans son espace aérien au niveau de Homs. C’est ce que prétend l’agence de presse officielle Sana, alors que la télévision publique syrienne précise que c’était la base aérienne d'Al-Chaayrate qui était visée. Des explosions ont en effet été rapportées par des témoins, mais l’origine de ces tirs est encore inconnu. Israël a démenti en être à l’origine, tout comme les Etats-Unis.

Le Pentagone a démenti l’information, indiquant sèchement qu’il n’y avait aucune activité militaire américaine actuellement en Syrie, et qu’il n’y avait rien de plus à ajouter.

Ce n’est pas une surprise puisque les Américains répètent depuis vendredi 13 avril que leur implication sur le terrain ne change pas, rapporte notre correspondant à New York, Grégoire Pourtier. Les frappes menées avec la France et le Royaume-Uni étaient uniques, précises, en réponse à l’utilisation d’armes chimiques par Damas.

Pas d’informations sur la source des tirs

Dès samedi, Donald Trump avait ainsi estimé la mission « accomplie », les trois sites visés ayant été détruits sans dommage pour la coalition. Dans la journée de lundi, il s’était même moqué des déclarations russes prétendant avoir intercepté presque tous les missiles tirés par les Etats-Unis et leurs alliés. « Ils n’en ont pas descendu un seul… Leur équipement ne marche pas très bien... », avait estimé le président américain.

Concernant les tirs de ce lundi soir, les Américains ne sont sans doute pas impliqués, mais ils connaissent bien la base aérienne d’Al-Chaayrate. Il y a un peu plus d’un an, ils l’avaient arrosée, seuls, de 59 missiles tomahawk, déjà en réaction à une attaque à l’arme chimique du régime syrien.


Neuf missiles interceptés par la défense antiaérienne syrienne

Au total, un média militaire du Hezbollah affirme que six missiles ont visé dans la nuit de lundi à mardi l’aéroport militaire d’Al-Chaayrate, dans la province centrale de Homs et que trois autres missiles ont été tirés en direction de l’aérodrome de Doumeir, au nord de Damas, rapporte notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh. Ces neuf projectiles auraient été abattus par la défense antiaérienne avant d’atteindre leur but, précise le média du Hezbollah.

Cette version des faits semble confirmée par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. L’ONG basée en Grande-Bretagne a fait état de fortes explosions entendues près des deux bases aériennes mais ajoute qu’aucun des sites n’a été touché.

Les regards tournés vers Israël

Après le démenti indirect du Pentagone, les regards se tournent vers Israël, surtout qu’une activité inhabituelle de l’aviation israélienne dans le ciel libanais a été confirmée lundi soir.

Déjà, le 9 avril, l’aviation israélienne avait tiré plusieurs missiles contre la base aérienne T4, dans le centre de la province de Homs. Au moins sept militaires iraniens, qui opèrent une flottille de drones stationnée dans cet aéroport avaient été tués.

Lundi soir, le numéro 2 du Hezbollah, Naïm Kassem, avait qualifié la mort de ces soldats de meurtre délibéré, qui ne restera pas sans riposte.


La défense aérienne syrienne aurait abattu lundi 16 avril au soir des missiles entrés dans son espace aérien au niveau de Homs. C’est ce que prétend l’agence de presse officielle Sana, alors que la télévision publique syrienne précise que c’était la base aérienne d'Al-Chaayrate qui était visée. Des explosions ont en effet été rapportées par des témoins, mais l’origine de ces tirs est encore inconnu. Israël a démenti en être à l’origine, tout comme les Etats-Unis.

Le Pentagone a démenti l’information, indiquant sèchement qu’il n’y avait aucune activité militaire américaine actuellement en Syrie, et qu’il n’y avait rien de plus à ajouter.

Ce n’est pas une surprise puisque les Américains répètent depuis vendredi 13 avril que leur implication sur le terrain ne change pas, rapporte notre correspondant à New York, Grégoire Pourtier. Les frappes menées avec la France et le Royaume-Uni étaient uniques, précises, en réponse à l’utilisation d’armes chimiques par Damas.

Pas d’informations sur la source des tirs

Dès samedi, Donald Trump avait ainsi estimé la mission « accomplie », les trois sites visés ayant été détruits sans dommage pour la coalition. Dans la journée de lundi, il s’était même moqué des déclarations russes prétendant avoir intercepté presque tous les missiles tirés par les Etats-Unis et leurs alliés. « Ils n’en ont pas descendu un seul… Leur équipement ne marche pas très bien... », avait estimé le président américain.

Concernant les tirs de ce lundi soir, les Américains ne sont sans doute pas impliqués, mais ils connaissent bien la base aérienne d’Al-Chaayrate. Il y a un peu plus d’un an, ils l’avaient arrosée, seuls, de 59 missiles tomahawk, déjà en réaction à une attaque à l’arme chimique du régime syrien.


Neuf missiles interceptés par la défense antiaérienne syrienne

Au total, un média militaire du Hezbollah affirme que six missiles ont visé dans la nuit de lundi à mardi l’aéroport militaire d’Al-Chaayrate, dans la province centrale de Homs et que trois autres missiles ont été tirés en direction de l’aérodrome de Doumeir, au nord de Damas, rapporte notre correspondant à Beyrouth, Paul Khalifeh. Ces neuf projectiles auraient été abattus par la défense antiaérienne avant d’atteindre leur but, précise le média du Hezbollah.

Cette version des faits semble confirmée par l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. L’ONG basée en Grande-Bretagne a fait état de fortes explosions entendues près des deux bases aériennes mais ajoute qu’aucun des sites n’a été touché.

Les regards tournés vers Israël

Après le démenti indirect du Pentagone, les regards se tournent vers Israël, surtout qu’une activité inhabituelle de l’aviation israélienne dans le ciel libanais a été confirmée lundi soir.

Déjà, le 9 avril, l’aviation israélienne avait tiré plusieurs missiles contre la base aérienne T4, dans le centre de la province de Homs. Au moins sept militaires iraniens, qui opèrent une flottille de drones stationnée dans cet aéroport avaient été tués.

Lundi soir, le numéro 2 du Hezbollah, Naïm Kassem, avait qualifié la mort de ces soldats de meurtre délibéré, qui ne restera pas sans riposte.


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