"Le massacre a été évité de justesse à l’armée béninoise le 16 janvier 1977"

"Le massacre a été évité de justesse à l’armée béninoise le 16 janvier 1977"


Sous la pression des agresseurs, les officiers militaires livraient une centaine de soldats non formés au maniement d’armes, au front pour combattre les mercenaires. La vigilance du feu général président au camp Ghézo à Cotonou ce matin du 16 janvier 1977 a évité au Bénin un éventuel carnage qui ferait regretter une banale expédition de gendarmes armés, fraîchement enrôlés, mais non formés.

« C’est après avoir passé une semaine au camp Guézo que l’événement des mercenaires est arrivé. Nous en étions là quand nos gradés, nous ont demandé de nous mettre par groupe de dix pour aller prendre les armes », se souvient l’adjudant de la gendarmerie, Christophe Sogla Blèochi.

Des armements et des munitions avaient été distribués à une centaine de gendarmes recrutés à peine un mois avant la survenue de l’agression des mercenaires, pour aller à l’assaut des envahisseurs.

Au moment où le président Mathieu Kérékou donnait des instructions au peuple béninois depuis le camp Guézo, des obus sont tombés dans l’enceinte du camp, faisant découvrir au général qu’il avait en face des soldats « néophytes » aux principes élémentaires qui s’imposent à tout soldat en temps de conflit.

En dépit des détonations des obus projetés dans le camp, la centaine de nouvelles recrues à qui des armements étaient portés sont restées insensibles, sans tout au moins se plaquer au sol ou avancer quelques astuces militaires de parade.

Ce comportement peu ordinaire dans la garnison a fait réagir le général Mathieu Kérékou, qui a demandé de retirer ce groupe de soldats des troupes en ordre de bataille.

« Qui sont ceux-là ? C’est des jeunes, il faut les faire rentrer, il faut les faire rentrer vite ! », a témoigné l’adjudant de la gendarmerie, Christophe Sogla Blèochi, faisant partie du lot, jeune gendarme à l’époque fraîchement enrôlé à l’âgé de 22 ans, actuellement âgé de 64 ans.

Cette réaction du président Mathieu Kérékou, alors Lieutenant Colonel, a sauvé et réduit le risque que courait notre pays, de perdre beaucoup de ses fils dans ce combat, a salué l’adjudant à la retraite Christophe Sogla Blèochi.

Ils auraient servir de chair à canon, ces soldats, si très tôt, leur statut et leur niveau de gendarme non encore formés n’étaient pas très tôt détectés par le général président.

Au-delà des sept (07) personnes tuées par les mercenaires, militaires et civils confondus, Paulin Thotho, Yessoufou Lassissi, Sylvain Comlan, Basile Abiodoun, Pascal N’po Dabapa, Mathieu Tossou et Alassan Kassim, le Bénin pourrait être amené à pleurer un nombre relativement élevé de citoyens tués dans l’agression militaire du 16 janvier 1977.

La reconnaissance de cette date qui a marqué l’histoire de notre pays, tient à cœur au gendarme à la retraite.


Par Isidore Atindéyètin
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