« Il faut que le consommateur béninois adhère à une association pour que le combat soit global »

« Il faut que le consommateur béninois adhère à une association pour que le combat soit global »


La communauté internationale célèbre ce jeudi 15 mars, la journée mondiale des droits des consommateurs. Dans ce cadre, Fiacre Mèdjotin, président de l’association IDENTITE, activiste des droits du consommateur, parle de la situation du consommateur béninois, dans une interview accordée à l’ABP.

Présentez-nous votre Association.

L’association IDENTITE est une organisation de la société civile créée depuis 2011 intervenant dans le volet de l’éducation social et travaille avec les associations des consommateurs pour éduquer et valoriser le droit à l’éducation des consommateurs.

Ce jeudi 15 mars 2018, c’est la journée  mondiale des droits des consommateurs. Que vous inspire cette journée ?

En tant que consommateur, cette journée me rappelle que j’ai des droits et des obligations et que le consommateur doit être actif, responsable, écologiquement responsable. Il doit protéger son environnement, protéger les secteurs de consommation. Parmi les huit droits des consommateurs universellement reconnus par les nations unies, le consommateur a le droit d’être représenté dans les instances de prise de décisions.

Pensez-vous que les consommateurs sont  vraiment protégés au Bénin ?

Je vais dire oui. Oui parce que il y a un effort qui est fait dans le souci d’amélioration les droits des consommateurs. Mais, il y a toujours mieux à faire tant que tout n’est pas fait. Les consommateurs sont certes protégés, les associations des consommateurs font ce qu’elles peuvent mais il faut que les consommateurs en tant que population puissent prendre conscience de l’intérêt d’être affiliés, d’appartenir ou d’adhérer à une association des consommateurs pour que le combat soit global. Lorsque nous laissons les associations des consommateurs mener des combats de front, à la fin, le consommateur n’est pas si bien engagé. Le consommateur est ainsi lésé par lui-même. Le consommateur est bien défendu par les associations mais il reste à faire pour qu’il soit mieux engagé et puisse accompagner les leaders.

Parlez-nous du cadre juridique de cette  protection ?

Au Bénin, nous avons la loi de 2007-21 du 16 octobre 2007 portant protection du consommateur en république du Bénin. Malheureusement, les textes d’application n’ont pas suivi la mise en œuvre de cette loi et cela pénalise le consommateur. En dehors de cela, nous avons beaucoup d’autres textes, qui constituent un corpus juridique pour protéger le consommateur. Il y a des textes qui sont épars et qui parlent de sécurité sanitaire des aliments, de sécurité routière, de maints domaines qui sont des domaines de consommation et qui concernent le consommateur au quotidien. Tout cela mis ensemble constitue un corpus juridique mais ce n’est vraiment pas bien qu’une loi votée depuis 2007, après 11 ans, n’ait pas connu des textes d’application.

Certains organes tels que le Conseil national de la consommation (CNC) est prévu par la loi de 2017. Cet organe qui doit exister devrait être l’instance faîtière pour défendre les consommateurs et mieux protéger leurs intérêts. C’est triste que ce conseil ne soit pas installé ce qui fait que les associations sont obligées de travailler de façon disparate au lieu de renforcer les liens pour mieux défendre le consommateur béninois.

Qu’est ce qui a été prévu dans le cadre  de cette célébration ?

Les associations font fêter comme d’habitude. Elles vont organiser chacune en ce qui la concerne une activité. Mais nous, nous avons voulu plutôt les mettre ensemble pour cette journée. Nous voulons que les associations se mettent ensemble pour faire quelque chose d’innovant. D’habitude la journée mondiale des droits des consommateurs se célèbre avec un thème autour duquel les associations discutent ou par une action, par un communiqué. Nous souhaitons cette année, innover, changer cette habitude en mettant en place le Salon national des consommateurs (SNC) 2018, qui est un creuset d’échanges entre trois catégories d’acteurs du monde de la consommation de façon globale. Il y a les associations des consommateurs, les consommateurs eux-mêmes et les associations d’utilités publiques et de grandes consommations, les entreprises qui fournissent des services et prestations.

Le Salon national des consommateurs  (SNC) 2018, de quoi s’agit t-il ?

Le SNC, c’est un carrefour d’échanges direct entre les trois acteurs suscités. Il aura lieu du 29 au 31 mars prochain au stade de l‘amitié Mathieu Kérékou et permettra de ressortir les attentes des consommateurs et les préoccupations de leurs organisations, que les sociétés prendront en compte pour formuler leurs nouvelles offres. Il est prévu à cet effet, trois jours d’échanges composés de causeries, d’expositions et de ventes, plus de 1000 visiteurs, des échanges directs, des rencontres B2B, le traitement sur place des plaintes, les discussions directes et l’adhésion des consommateurs aux associations.

Quels sont vos attentes à l’issue de ces trois jours de rencontre ?

Nous souhaitons que les préoccupations des consommateurs soient portées au niveau des associations des consommateurs, portées également au niveau des sociétés de grande consommation, pour que dans un dialogue triangulaire, le consommateur puisse s’en sortir gagnant et que les nouvelles offres puissent répondre à leurs attentes.


Réalisé par Charmelle GBEDOLO
Revue de presse

Le E-visa et la crise sociale au menu des journaux

24-04-2018
Cotonou, 24 Avr. (ABP)- L'innovation technologique introduite dans les formalités d'obtention de visa et la crise sociale ont fait le menu des quotidiens parvenus à la rédaction de l’ABP ce mardi ont La Nation...
Agro-business
Opinion

Mon plaidoyer pour le retour aux valeurs morales

20-11-2017

Par: Marcel HOUNNOU
Certains comportements en cours dans notre société m'ont inspiré à publier ce message sous la forme d'un coup de...
Publicité

Voyages
Navires

Create Account



Chers internautes et fidèles partenaires,
En raison de la migration en cours vers une plate-forme entièrement rénovée et plus moderne, des perturbations s’observent actuellement sur le site web de l’Agence Bénin Presse (ABP).
La Direction Générale vous présente ses sincères excuses pour les désagréments subis et vous rassure que des dispositions idoines sont prises afin que la situation se rétablisse dans les heures à venir.
Agence Bénin Presse, Leader de l’information des régions