Reddition de comptes : « Une tournée dictée par le souci de transparence et de bonne gouvernance », selon Gildas  AÏZANNON, Conseiller technique Médias du Ministre de la Communication et de la  Poste

Reddition de comptes : « Une tournée dictée par le souci de transparence et de bonne gouvernance », selon Gildas AÏZANNON, Conseiller technique Médias du Ministre de la Communication et de la Poste


Homme de lettres et de culture, Gildas Aïzannon, est un acteur politique engagé. Avec une forte personnalité, doublée du talent d’excellent communicateur, il défend, à grand renfort d’arguments convaincants, ses convictions politiques et les actions du président Patrice Talon dont il adhère à la vision, notamment celle d’opérer la rupture pour développer le Bénin et le hisser au rang des pays émergents. La Rédaction de l’ABP a reçu, M. AÏZANNON, l’une des grandes figures du département de la communication, pour décrypter les tenants et les aboutissants de la tournée nationale de reddition de comptes entreprise depuis le 12 novembre dernier par le chef de l’Etat.

Du bien- fondé et de l’opportunité de la tournée

Selon M. AÏZANNON, « l’exercice de reddition de comptes auquel se livre le président Patrice Talon  depuis quelques jours, est d’autant plus important qu’il s’agit de rendre compte aux citoyens surtout lorsqu’on est dans une démarche de transparence dictée par le principe de la bonne gouvernance. Marquer une  pause pour faire le point de ce qu’on a su bien faire, le point de  ce qui n’a pas très bien marché et échanger sur les perspectives, me semble être une démarche appréciable pour un chef d’Etat qui sait, qu’il tient le pouvoir du peuple à qui il a l’obligation de rendre compte. »

En réalité, souligne le conseiller technique,  « il y a plusieurs façons de faire la reddition de comptes, et le chef de l’Etat l’a toujours fait à travers par exemple, les discours sur l’état de la Nation, prévus par le législateur pour amener le chef de l’Etat à rendre compte à ses concitoyens de ce qu’il a pu réaliser dans les secteurs vitaux de notre pays.»

Par ailleurs, explique-t-il, « si le président a besoin d’aller dans une connexion plus rapprochée avec ses concitoyens, il en a pleinement le droit ».

A ceux qui pourraient penser que cette tournée arrive un peu tard et y trouver une motivation autre que celle indiquée, M. AÏZANNON explique : «  Nous n’étions pas habitués, c’est vrai, à ces déplacements. Pas plus qu’à ce style de gestion. Mais, nous devons comprendre qu’il n’est pas nécessaire d’être au front de façon intempestive. Patrice Talon, lui, prend le temps d’analyser ses actions, de mobiliser, de travailler sereinement, d’avoir un résultat acceptable au lieu d’être dans l’agitation. Une certaine forme d’agitation aurait par exemple conduit, à chaque étape de lancement du projet asphaltage, le Président à aller faire les lancements, les poses de première pierre, puis de deuxième, etc.  Ceci  n’est pas conforme au style de gouvernance que Talon  nous a montré jusque-là. » Comme pour dire que la rupture est effective dans le style de gouvernance, le conseiller appuie son argumentaire : « Patrice Talon est dans  la conception, il est à la manette, il dirige, il surveille tout ce qui se fait, il met  ses ministres et les cadres techniques au boulot ; chacun fait son travail et quand il sent le besoin d’aller lui-même au contact des populations, il le fait. C’est le sens de la tournée nationale.  A mon avis, sauf si on veut faire un mauvais procès au Président, il est dans un rôle administratif, c’est un exercice de reddition de comptes. Son mandat, même si ça tire vers la fin,  n’est pas fini. Alors, il lui est loisible de choisir le bon moment où il pense disposer des ressources nécessaires, du timing pour décider du moment de sa tournée,  selon son chronogramme.»

De la délicatesse, des enjeux  et de l’ampleur de la tournée

Ici, l’analyse de Gildas AÏZANNON se veut d’inspiration politique, au regard des risques d’une mission aussi titanesque et apparemment difficile pour la force et l’énergie qu’elle requiert. « C’est effectivement titanesque que de devoir programmer ce nombre important de communes. Visiter autant de localités et se prêter à toutes sortes de questions, n’est pas facile. Mais, je me rends compte que le Président affiche la même fraicheur depuis le 12 novembre, à la première étape à Savè. Je suis surpris par la capacité du chef de l’Etat à être au front avec autant d’énergie et autant de cohérence ;  c’est à croire que chaque étape a été préparée minutieusement. Il ne donne pas dans quelque chose de brouillon, il a prévu des messages spécifiques à chaque étape. En même temps qu’il parle à une région de notre pays, c’est à l’ensemble du pays qu’il s’adresse ». Selon le CTM, il s’agit d’une communication bien organisée : «  De façon qu’à chaque étape, l’essentiel soit dit en respectant le timing…», fait-il observer.

Face à la charge de travail que s’est imposé le Président TALON, M. AÏZANNON reste simplement admiratif : « Ce n’est facile. C’est un humain! Il va visiter les communes les plus reculées de notre pays et  il n’y va pas en hélicoptère pour faire économie de la distance ou  aller plus vite. Il y va comme tout le monde et subit les mêmes contraintes liées à l’état de nos routes… Ce faisant, il va vivre les  mêmes difficultés au cours du voyage comme un citoyen ordinaire  … »

La conseiller se remémore du passé récent où on aurait fait autrement. « J’ai entendu des compatriotes faire des reproches et critiquer des hommes politiques qui prenaient l’hélicoptère pour aller un peu partout, faire des meetings ou des activités de nature administrative. Mais ici, le Président s’est imposé physiquement le devoir de voyager, d’aller jusqu’à Parakou, Savè, Tchaourou, Pobè, Kétou, Adja-Ouèrè… Il s’impose cette contrainte physique, je dis c’est un peu difficile, il faut l’avouer ».

Du courage d’assumer ses choix             

A y voir de près, le Président Talon n’a cure des risques politiques que pourraient causer cette tournée. M. AÏZANNON, en analyste politique averti, en est conscient. « Au cas où, il  aurait l’ambition de rempiler, comme sa famille politique le lui demande de même que beaucoup de compatriotes, c’est clair qu’avec cette sortie,  il sera marqué à la culotte dans les moindres détails. Il  dira des choses et même temps, il fera réagir tous ceux qui ont des ambitions  de lui succéder. Il vient donner des arguments à ceux-là qui pensent pouvoir le remplacer… Tout ce qu’il dit va rester dans les esprits. La preuve, le citoyen qui capte un bout de phrase, peut le sortir de son contexte et en même temps, l’exploiter à d’autres fins au moyen des réseaux sociaux. » En cela, le conseiller salue le courage du Président qui n’a plus que son bilan comme principal atout.

Des mots qui ‘’choquent’’ mais qui présagent d’un grand changement

Avec le président Talon, tout change, même le style langagier. La vacuité du discours politique, autrefois propagandiste, cède désormais la place à un langage direct qui a un contenu, un message.  Pour comprendre, note M. AÏZANNON, « Pas besoin d’aller dans des considérations trop compliquées. Il suffit de faire son examen de conscience et de voir la réalité en face ». Sur l’argent qui ne circule pas, parce que argent non mérité, dont les vannes sont fermées, « Le Président sait de quoi il parle, et nous même savons pour peu qu’on veuille faire preuve d’honnêteté.  Il est n’est plus possible de disposer impunément, comme naguère, des ressources du pays. Nous sommes, notamment les acteurs politique,  appelés à plus de vertu et de sacrifices pour le développement du pays ».

Par ailleurs sur les propos du chef de l’Etat sur la formation de ‘’bavards’’ qui fait polémique,  le conseiller nous invite à l’honnêteté et au réveil pour voir la réalité en face : « Le chef de l’Etat n’est pas dans un jeu de stigmatisation d’une corporation; mais il attire notre attention sur l’échec du système éducatif. Pendant longtemps, souligne-t-il, nous avons trainé un système éducatif pensé par les autres et pour leurs besoins. Tout est fait  pour que nous n’ayons pas des gens capables de transformer nos matières premières et de créer des entreprises. Nous sommes plutôt dans le fonctionnariat au lieu de l’entrepreneuriat. Doit-on perpétuer les mêmes modèles éducatifs et politiques qui ont montré leur limite? Il faut réformer. » Ne nous y trompons pas, avertit  AÏZANNON, qui invite au réveil pour écouter la voix de Talon, le leader qui montre le chemin et donc le bilan force l’admiration.


ABP/JVD
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