Ignace Ouorou et Copargo, un destin commun au nom du développement

Ignace Ouorou et Copargo, un destin commun au nom du développement

01-12-2017

Copargo est l’une des quatre communes qui composent le département de la Donga (Djougou, Bassila et Ouaké). Pratiquement sans grandes ressources naturelles, elle est dirigée par un jeune maire qui affirme vouloir donner de soi pour lui faire franchir des paliers pour en faire une commune-phare du département de la Donga et, par ricochet, du Bénin.

D’une superficie de 876 km2, Copargo a une population de plus de 71.000 âmes. Elle est limitée au nord par les communes de Natitingou et de Kouandé, au sud par Ouaké, à l’Est par Djougou et à l’ouest par la République du Togo. Traversée par la voie inter-Etat N°3, elle est située à 510 km de Cotonou et à 20 km au Nord-Ouest de Djougou.

Conformément à la loi N°2013-05 du 15 février 2013 portant création, organisation, attributions et fonctionnement des unités locales en République du Bénin, le conseil communal est composé de 15 conseillers. La commune est subdivisée en quatre arrondissements, à savoir, Copargo, Anandana, Singré et Pabégou avec un total de 46 villages.

Appelée aussi cité des Tanéka, Copargo est peuplée en majorité des Yoa qui occupent à 99% la totalité des arrondissements de Copargo-centre, Singré et Pabégou. Les Lopa et les Sola (Piyopè) viennent respectivement en 2ème et 3ème position.

Un potentiel agricole, culturel et touristique immense

L’agriculture représente la principale activité à Copargo. Elle occupe plus de 90% de la population active et constitue également la source majeure des revenus des ménages. Les céréales, les racines et tubercules, les légumineuses, le maraîchage et les cultures de rentes sont les spéculations que l’on retrouve le plus dans les exploitations agricoles de cette partie du Bénin.

Sur le plan culturel, la commune regorge d’énormes valeurs culturelles à travers les fêtes traditionnelles Kpama, Koussahou, Dafarem, Kekelkou ; les cérémonies traditionnelles Sakpam, Sadowa, Birwa et Halla ; il y a aussi les danses traditionnelles Essè-Essè, Dafassam, Wombna, etc.)

Par ailleurs, elle regorge de potentialités touristiques énormes avec huit (08) sites touristiques dont un seul est aménagé. Il s’agit du site du mini-complexe hôtelier et écotouristique de Tanéka-Koko. Les autres sites sont la grotte des Tanéka ; la case des poux ; le village de Tanéka-Béri (cases rondes) ; les tombeaux sacrés de Tanéka-Koko ; le village traditionnel de Passingré, la grotte de Karhum et les sites ferralitiques de Bivali. Ces 07 sites sont difficiles d’accès et par conséquent ne sont pas exploités.

 Conscient que le développement ne peut se faire sans des ressources humaines de bonne qualité, le maire Ignace Ouorou en fait le fondement de sa vision qu’il résume en ces quelques mots : « A l’horizon 2025, Copargo est une commune unie disposant de ressources humaines qualifiées qui œuvrent pour une économie locale prospère basée sur l’agriculture, la valorisation du potentiel touristique et culturel pour le développement durable ».

Des projets d’envergure 

Certaines actions phares impactent déjà le vécu des populations, soutient le maire Ignace Ouorou. A sa prise de fonction, il a d’abord mis un point d’honneur à assainir le service des affaires domaniales et à améliorer le mode de gestion des affaires de la commune. « Aujourd’hui, lorsque vous êtes dans une localité et que vous n’avez pas la main sur le foncier, vous ne pouvez initier aucun projet de développement », a souligné M. Ouorou avant de rassurer que désormais les dossiers sont traités avec une grande célérité au niveau du service des affaires domaniales.

Il s’emploie aussi à faire en sorte que les populations disposent d’eau potable. Quand bien même l’autorité communale reconnait ne pas avoir couvert à 100% la demande, elle affirme avoir fourni des efforts considérables pour approvisionner la population rurale en eau.

Mais, le maire reste sur sa faim ; et il ne s’en cache pas. Car, le problème d’approvisionnement en eau continue de se poser avec acuité en milieu urbain. Il s’en désole parce qu’il n’y peut rien. En effet, en vertu des textes de la République, c’est la Société nationale des eaux du Bénin (SONEB) qui doit approvisionner les centres urbains en eau potable, explique l’autorité communale. « La SONEB en principe n’est pas de la compétence des mairies et c’est elle qui est appelée à servir les populations urbaines. Voilà que cette société n’est pas encore à la hauteur de cette mission », s’est-il indigné avant d’envisager d’autres solutions.

Ignace Ouorou et son équipe ne sont pas restés les bras croisés. Ils ont frappé à toutes les portes. Aux dernières nouvelles, signale le maire, le Programme d’action du gouvernement (PAG) est en train de prendre en compte huit (08) communes dont Copargo, a-t-il fièrement laissé entendre. Bien avant cela poursuit le maire, grâce à l’appui des partenaires techniques et financiers allemands et français, la mairie de Copargo a déjà identifié un point d’eau pour répondre aux demandes de la population.

2017, l’année de grands travaux

La commune de Copargo a lancé depuis l’année 2017, plusieurs grands travaux. Il s’agit, entre autres, de l’aménagement de la piste rurale Pabégou-Bamisso, la construction d’un dalot dans le village de Natayakou. Mieux, après le constat d’un fort de taux de fréquentation du centre de santé de l’arrondissement de Pabégou, le conseil communal a budgétisé le projet de construction d’une maternité.

 « Avec l’aménagement de la piste rurale Pabégou-Bamisso, nous allons pousser un ouf de soulagement. L’aménagement de cette piste faciliterait un ralliement de nos récoltes de canne à sucre au marché de Kolonkondé, un arrondissement de la commune de Djougou », a reconnu M. Goma ; et à dame Mamatou, une revendeuse de la canne à sucre à Pabégou, de renchérir ces propos : « Même le coût des produits vivriers va baisser parce que celui du transport sera revu à la baisse », prophétise-t-elle.

Copargo bénéficiera très prochainement, a annoncé son maire, outre la boucherie à cinq cabines modernes, de la construction d’un module de classe à l’Ecole primaire publique (EPP) de Sabou de même qu’à Goumougou, sans oublier la construction d’un centre de santé isolé à Yaoura, une localité située à 50 km environ de Copargo-centre.

A Singré, poursuit le maire, le conseil communal a lancé la construction d’un module de trois (03) classes plus bureaux et magasin, etc. Sur le plan de l’assainissement, on note la construction de quatre blocs de latrines à quatre cabines dans quatre différentes écoles du même arrondissement. A Anandana, avec l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), des forages ont été réalisés.

« Ces forages sont arrivés à pic, pour conjuguer au passé les peines des populations en rapport avec la corvée d’eau et je profite de l’occasion pour remercier le maire et toute l’équipe communale sans oublier les partenaires techniques et financiers », a témoigné dame Sahada.

Le conseil communal met aussi un point d’honneur à aborder les questions environnementales comme, par exemple, l’aménagement d’un bassin de rétention d’eau pour pallier aux difficultés liées aux changements climatiques. Copargo, à l’instar de Kikidiwindi au Niger, a gagné un prix sur les changements climatiques décerné par ‘’Initiatives climat Afrique francophone’’.

Au Bénin, s’enorgueillit le maire Ignace Ouorou, c’est la seule commune à avoir gagné ce prix initié depuis 2016 par Miriem et Benoît.

« Je salue le dynamisme et le pragmatisme du maire Ignace Ouorou et de tout le conseil communal de Copargo. C’est un grand honneur pour toute la population de Copargo, en particulier, et du département de la Donga, en général, parce que parmi les 77 communes du Bénin, Copargo  à l’image de celle de Kikidiwindi au Niger, est sortie lauréate de ce prix mondial », a commenté Alassane Samou, un ressortissant de Copargo.

Ignace Ouorou, un leader précoce

Né le 24 octobre 1982 à Karhum-Maléro dans l’arrondissement de Singré, Ignace Ouorou fréquente l’école primaire à Sètrah dans l’arrondissement d’Anandana puis celle du centre de Copargo avant d’entrer au Collège d’enseignement général (CEG) de Copargo. En 2001, il rejoint Djougou avant d’atterrir au Lycée agricole Médji de Sékou (LAMS) d’où il sort avec un diplôme d’études agricoles tropicales (DEAT) option génie rural avant de s’inscrire en 2008 à l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC) option hydraulique où il obtient en 2012 une Licence professionnelle.

Agé de 35 ans aujourd’hui, M. Ouorou avait très tôt compris qu’il faut côtoyer ses aînés, apprendre d’eux et ne pas les bousculer. Il est resté à leurs côtés pour pouvoir se forger une carapace sur le plan politique ; d’où la confiance dont il jouit de leur part et qui justifie son positionnement pour les élections communales et municipales de 2015. Comme « aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années », il est élu conseiller communal sur la liste des Forces Cauris pour un Bénin Emergent (FCBE) puis maire le 28 juillet 2015.

Au sujet de la fonction de maire qu’il exerce depuis son élection, il estime que « ce n’est pas facile » ; Cependant, analyse-t-il, « il s’agit d’une expérience qu’il fallait faire » ; et apparemment, fait-il observer, « il ne regrette rien ». Si le poste du maire n’est pas facile, c’est par rapport à la collaboration avec les autres. « Être la première autorité à conduire la destinée d’une commune comme celle de Copargo qui a environ 71.000 habitants, n’est pas une tâche aisée », soutient le jeune maire qui analyse aussi cette fonction sous l’angle d’un contrat avec les populations. « Mon premier combat, c’est comment faire pour ne pas trahir la confiance que cette population a placée en moi », se promet Ignace Ouorou.

Il invite ses administrés à la sérénité et les exhorte à faire confiance aux membres du conseil communal. « Ce sera prétentieux de dire qu’en cinq ans, nous pouvons combler toutes leurs attentes ; mais nous nous attelons, chaque jour que Dieu fait, pour leur donner le minimum », a-t-il temporisé avant d’ajouter que tout cela ne pourra se faire sans la contribution des braves populations. « Lorsque nous serons en train de les appeler pour nous accompagner pour la réalisation de certains projets, il va falloir qu’elles répondent présentes », a conclu Ignace Ouorou.

ABP/BYS/JHF


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